Le siège de la Banque du Liban. Crédit Photo: Francois el Bacha, tous droits réservés.
Le siège de la Banque du Liban. Crédit Photo: Francois el Bacha, tous droits réservés.

Un rapport publié par le rapporteur spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme Olivier De Schutter a conjointement mis en cause les autorités libanaises et la Banque du Liban considérés comme co-responsables de l’effondrement économique que traverse le pays des cèdres depuis 3 ans.

Cette crise – qui aurait été évitable – aurait été ainsi fabriquée par les politiques gouvernementales suivies, juge Olivier De Schutter qui appelle à ce qu’une nouvelle politique soit mise en place, cela alors que des élections législatives devraient se dérouler le 15 mai prochain.

Autre responsable de la situation, la Banque du Liban aurait manipulé ses comptes pour couvrir ses pertes créées par une dette publique massive. Celle-ci devrait condamner la population libanaise durant des générations, jugent les auteurs du rapport, alors que 60% de la population envisagerait de quitter le pays.

Pour rappel, la livre libanaise a perdu 90% de sa valeur par rapport au dollar et 82% de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, confrontée à une hausse des prix de plus de 250% sur un an.

Les auteurs concluent que “la misère infligée à la population peut être inversée par un leadership qui place la justice sociale, la transparence et la responsabilité au cœur de ses actions”, à la veille de élections législatives du 15 mai prochain.

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