Loin de s’estomper ou de s’essouffler par l’usure, les gilets jaunes intensifient leur mobilisation dans le temps et font des émules dans d’autres pays.

Aujourd’hui leur lutte contre le système prend une autre tournure face à l’intransigeance des pouvoirs publics, lesquels devraient s’inquiéter de certains indices, à moins qu’ils ne soient pas encore décelés. 
Quant au régime politique en place, il semble plus préoccupé à juguler le mouvement par la répression et à tenir sa feuille de route.

L’indice traduit par la constitution d’une cagnotte de plus d’une centaine de milliers d’euros pour Christophe Dettinger, le boxeur de gendarmes, est symptomatique de la solidarité au sein du mouvement. 
Or l’histoire prouve que la solidarité est un vecteur de réussite pour tout mouvement social. 
Ceci est un premier point saillant. 

Par ailleurs, je développe l’analyse pertinente qui trouve très bien cet élan de solidarité, mais qui constate à juste titre que « cette fortune est accordée au « leader » (ou compris comme tel) et non à l’amélioration ou au changement du système.  
Cette problématique est pourtant évidente. 
Si les  gilets jaunes sont capables de développer des fonds, pourquoi ne mettent-ils pas en place un « autre système » au lieu de s’ancrer plus encore dans celui qu’il conteste en créant un « mythe » ?
A mon sens, dans le cas Christophe Dettinger, il s’agit là, sans doute, d’une réaction du mouvement à la fois solidaire, collective et brusque en témoignage à un collègue sous le coup de l’arrestation.
L’idée de création d’un autre système de substitution au système actuel relève d’un esprit beaucoup plus intelligent.  
Cette idée germe cependant chez les gilets sous la forme embryonnaire d’une journée d’appel aux membres du mouvement à un retrait massif d’une partie de leurs fonds bancaires. À terme, une telle action, non limitatitive d’autres initiatives, si elle se poursuit, pourrait constituer une menace sérieuse pour le système.  
Ceci est un autre point saillant de l’évolution et de la direction prise par le mouvement. 

En guise de conclusion, il est à souhaiter que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure d’un mouvement bien loin de l’essoufflement. Faute de quoi, les politiciens au pouvoir n’auront qu’un passage éphémère dans la gouvernance et endosseront la lourde responsabilité historique d’avoir légué un héritage bien encombrant à leurs successeurs. 

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