En ce samedi 4 août, le moteur de recherche Google célèbre Anbara Salam Khalidi avec un Doodle.

Féministe, auteur, Anbara Salam Khalidi, fille de Salim Ali Salam, et soeur de l’ancien premier ministre Saeb Salam, tante de Tamam Salam, également ancien premier ministre, est née à Beyrouth en 1897 au sein d’une des principales familles sunnites libanaises.

Elle recevra une éducation moderne et assistera aux leçons données au Collège Anglican Syrien qui deviendra l’American University of Beyrouth (AUB) puis se rendra poursuivre ses études en Grande-Bretagne de 1925 à 1927.
Lors de son séjour, elle recontrera le Roi Farouk d’Irak avec sa famille

C’est à son retour à Beyrouth en 1927 qu’elle se fera connaitre pour avoir abandonné publiquement son voile – une première pour une femme libanaise musulmane – durant une conférence à l’AUB.

Salim Ali Salam avec le Roi Faisal I d’Irak à Londres en 1925. À ses côtés ses filles Anbara et Rasha et son fils Saëb. Source Photo: Wikipedia.

Intellectuelle reconnue, elle traduira l’Odyssée d’Homère pour la première fois en Arabe puis l’Énéide de Virgile.

Son père étant une figure de la lutte contre les Ottomans, elle abordera les effets pervers de l’occupation de la Sublime Porte et notamment le rôle négatif de Jamal Bacha sur sa famille et son impact lors de son enfance. Ses mémoires seront ainsi publiées en 1978 sous les titres d’un « Tour des Mémoires du Liban et de la Palestine« . L’histoire de sa vie se confondra quelque peu avec celle de la région, avec son mariage en 1929 avec un ressortissant palestinien, Ahmad Samih Al Khalidi décédé en 1951. Devenue principale responsable du Collège Arabe de Jérusalem lors du Mandat Britannique, elle devra revenir à Beyrouth en raison des évènements de 1948 pour s’y éteindre en Mai 1986.