La Banque du Liban (BDL) et l’Association des Banques du Liban (ABL) ont indiqué relâcher quelque peu les mesures prises depuis le 1er novembre et qui avaient instauré un contrôle des capitaux au Liban suite à une crise de liquidité sur le marché local.

Ainsi, les banques libanaises auraient convenu, suite à une réunion avec le gouverneur de la Banque du Liban ce mercredi, de permettre le retrait jusqu’à la hauteur de 25 millions de livres libanaises par mois (soit environ 16 000 USD au taux de change officiel de 1507 LL/USD) et de transférer 50 000 USD par an à l’étranger “si nécessaire”. On ignore pour l’heure quelles en sont les conditions.

Cette décision devrait entrer en vigueur dès la semaine prochaine.

Pour rappel, une grave crise de disponibilité en devises étrangères pour permettre l’achat de produits de première nécessité a touché le Liban depuis le début de l’été. Ainsi, les stations essence avaient accusé les banques libanaises de leur refuser la vente de dollars nécessaires à l’achat d’essence au taux de change officiel de 1507 LL/USD, les forçant à recourir aux services d’agents de change. Le mouvement de grève générale s’était ensuite également étendu aux minotiers ou encore aux importateurs de médicaments qui faisaient face aux mêmes problèmes. Face aux menaces de paralysie de secteurs économiques pourtant vitaux, la BDL avait alors décidé de mettre en place la circulaire 530, le 1er octobre 2019, garantissant sur une partie de ses réserves monétaires, l’achat de marchandises de première nécessité.

Cependant, dès le 1er novembre 2019, suite à la fermeture des établissements financiers dès le 17 octobre en raison des manifestations massives qui avaient eu lieu, l’association des banques du Liban (ABL) avait décidé de la mise en place de mesures de contrôles des capitaux au Liban. Ainsi, les retraits étaient jusqu’à présents limités à un maximum de 1 000 USD par mois, généralement 200 à 300 USD selon les établissements bancaires, et les transferts de fonds à l’étranger interdits sauf en cas d’urgence.

Ces mesures ont cependant impacté fort négativement l’activité économique du Liban, les importateurs et les exportateurs n’arrivant plus à acheter des produits nécessaires à leurs entreprises.

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