Le ministre sortant des finances Youssef Khalil a brisé un nouveau tabou, officialisant par la bouche d’un membre du cabinet Mikati III après des propos identiques du gouvernement de la Banque du Liban, Riad Salamé, la possibilité d’une faillite des banques lors d’une conférence de presse accordée ce vendredi. Il s’en est aussi pris aux membres de la commission parlementaire des finances et du budget, critiquant un budget mais votant toutefois en sa faveur.

Selon le ministre, “l’augmentation des actifs des banques et leur restructuration est une condition nécessaire pour stimuler la croissance économique et financer l’investissement, mais elle n’est pas suffisante si elle n’est pas renforcée par la restauration de la confiance à travers un plan de développement qui comprend un programme affiché et une politique transparente calendrier.” Il a aussi noté que l’économie libanaise nécessite l’existence de banques mais que leur faillite ne signifie pas la faillite des déposants.

“Le processus de fusion des banques doit être encouragé sur le principe de la plus efficace et de la solvabilité”, conclu le ministre.

De nombreux observateurs notent que le passage à une parité officielle de 15 000 LL/USD comme annoncée par le ministre signifie la mise en faillite dès le mois de novembre, de toutes les banques de détail locales, 3 ans après l’officialisation de la crise financière que traverse le pays des cèdres et alors que les attaques par des déposants en colère et donc les fonds sont gelés depuis novembre 2019, se sont multipliées ces dernières semaines.

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