La livre libanaise poursuit son effondrement et se trouve à son plus-bas historique en ce début de matinée au marché noir avec un taux de change de 29 500 LL/USD à l’achat et de 29 600 LL/USD à la vente en dépit d’annonces voulues rassurantes du début de négociations avec le Fonds Monétaire International dès le 17 janvier.

Les autorités locales espèrent ainsi obtenir un accord avec l’institution internationale au mois de mars en dépit de la paralysie actuelle du gouvernement Mikati III toujours en proie au boycott des ministres du mouvement Amal et du Hezbollah depuis Novembre dernier.

Par ailleurs, des informations font état d’un désaccord du gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé et des responsables de la Banque Centrale concernant la répartition des pertes financières estimées par le gouvernement Mikati III à 69 milliards de dollars. Ils estiment ainsi que ces pertes sont moins importantes en dépit des estimations du FMI qui étaient proches de celles du gouvernement Diab soit à plus de 83 milliards de dollars.

Ce nouveau désaccord pourrait ainsi compliquer les négociations à venir et ainsi prolonger les difficultés monétaires alors que désormais, le salaire minimum qui équivalait à 450 USD il y a 2 ans à peine, ne vaut plus que 20 USD aujourd’hui. Plus de 82% de la population vit ainsi désormais sous le seuil de pauvreté.

Côté dépôts bancaires, confrontés à un contrôle informel des capitaux instaurés par l’Association des Banques du Liban (ABL) en novembre 2019, ces derniers auraient ainsi fondu en valeur réel proportionnellement à la perte de valeur de la livre libanaise face au dollar au marché noir.

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