Le Parlement devrait à nouveau se réunir ce jeudi au Palais de l’UNESCO. Cette session devrait être consacrée à un certain nombre de projets visant à réformer les administrations publiques mais également à la fameuse loi d’amnistie dont l’approbation a déjà échoué à 2 reprises.

Figure également à l’ordre du jour, la loi anti-corruption, celle consacrée au recouvrement des sommes détournées ou encore le projet de loi demandant la levée du secret bancaire des personnes ayant un mandat officiel actuel ou par le passé ou encore les fonctionnaires.

D’autres mesures visant à permettre la réduction des déficits publics ou pour assister les personnes vulnérables face à la crise économique sont également sur la table. Il s’agit notamment de la loi permettant l’attribution d’une enveloppe de 1200 milliards de livres libanaises.

La session devrait débuter à 11 heures du matin.

La loi d’amnistie demeure cependant le projet le plus controversé, puisque stipulant la libération de terroristes islamistes dont certains attendent d’être jugés depuis plus de 10 ans ou encore la fin des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes suspectées de fraudes financières y compris de détournement de fonds publics.

Ainsi, la loi d’amnistie est le fruit d’un compromis entre partis politiques, le Hezbollah et Amal ayant inclus les personnes liées à des trafics de drogue ou de voiture, le Courant du Futur ayant réussi à imposer dans le texte, la libération d’islamistes coupables d’actes terroristes contre l’Armée Libanaise.

Pour l’heure, le projet de loi d’amnistie fait actuellement face à certains obstacles. Le Hezbollah et le Mouvement Amal s’opposent ainsi à l’inclusion des personnes ayant collaboré avec Israël comme bénéficiaires de cette loi. Par ailleurs, les partis chrétiens et notamment le Courant Patriotique Libre et le Parti Kataëb se sont alliés pour la circonstance, estimant qu’il est impensable de libérer plusieurs milliers de personnes impliquées dans l’assassinat de membres de l’Armée Libanaise ou des Forces de Sécurité Intérieure.

La ministre de la Justice, Marie Claude Najm elle-même s’y est également déclarée opposée, estimant inacceptable l’amnistie de personnes impliquées dans des actes terroristes. Elle estime par ailleurs que seul le chef de l’état bénéficie de la prérogative de pardonner des personnes impliquées dans des crimes.

Lors de la première tentative, le périmètre du parlement avait été même entouré par les manifestants qui dénonçaient cette loi qui avaient réussi à la faire repousser, faute de quorum. Une deuxième tentative avait également été repoussée par les parlementaires eux-même. Le Président de la Chambre avait alors renvoyé le texte devant une commission parlementaire.

Après cet échec, la tension entre le Premier Ministre et le Président de la Chambre s’était accrue. Nabih Berri avait alors fait échouer l’adoption du programme d’aide pour un montant de 1200 milliards de dollars, faute de quorum et après que la session ait été reportée.

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