L'Hôpital Notre Dame de Jounieh. Crédit Photo: Francois el Bacha pour Libnanews.com
L'Hôpital Notre Dame de Jounieh. Crédit Photo: Francois el Bacha pour Libnanews.com

Par un communiqué, le syndicat des propriétaires des hôpitaux privés a dénoncé la situation de crise à laquelle il fait face, suie à la dégradation des conditions économiques et de la détérioration de la livre libanaise face au dollar mais également aux conséquences de l’épidémie du coronavirus COVID19.

Selon le communiqué:

  1. le coût des charges financières, que les hôpitaux supportent, a doublé en raison du taux de change du dollar américain. Les prix des fournitures médicales soutenues par la Banque du Liban ont augmenté malgré le soutien à hauteur de 25%.
    Pour les produits médicaux qui n’étaient pas couverts, le prix a été au moins triplé.
    De plus, la majorité des commerçants réduisent les délais de paiement à quelques jours seulement ou réclament un paiement immédiat.
    Ces dispositions s’appliquent également aux différents biens courants, comme la nourriture, le nettoyage, la stérilisation, l’entretien, les pièces détachées, etc.,
  2. Les coûts de fonctionnement des hôpitaux ont augmenté d’au moins 50% par rapport à ce qu’ils étaient avant la crise actuelle, en raison des facteurs précédent. Cela a entraîné un déséquilibre majeur de leur équilibre financier. 
  3. Le taux d’occupation des hôpitaux a diminué en raison de la crise de Corona de 50%, ce qui a entraîné une baisse de moitié des revenus. 
  4. Les hôpitaux ne sont plus en mesure de continuer à subir des pertes importantes résultant de l’écart important entre leurs coûts d’exploitation et les tarifs actuellement en vigueur. 
  5. Les hôpitaux n’ont pas encore reçu les paiements promis, bien qu’ils aient obtenu les fonds nécessaires pour cela. 

Par conséquent, le communiqué appelle les autorités publiques libanaises à mettre en oeuvre les solutions nécessaires pour faire face à cette situation, faute de quoi, le syndicat appelle le Ministère de la Santé à reprendre les hôpitaux privés en raison de “la situation d’urgence sanitaire, financière et sociale” actuelle.

Pour rappel, plus de 1.3 milliards de dollars d’arriérés dont certains remontent à 2011 sont dûs par les autorités publiques aux hôpitaux privés. 15 structures hospitalières privées seraient menacées de faillites, alors que déjà l’Hôpital Notre Dame de Jounieh a annoncé la cessation de ses activités le mois dernier en raison de difficultés financières.

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