Le Palais Présidentiel de Baabda. Source Photo: Facebook
Le Palais Présidentiel de Baabda. Source Photo: Facebook
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Le secrétariat de la présidence de la république a indiqué, en réponse à certains articles publiés par la presse libanaise au sujet d’un rapport en date du 20 juillet 2020, des services de la Sûreté de l’Etat notant la présence d’une grande quantité de nitrate d’ammonium dans l’enceinte du port du port de Beyrouth, le chef de l’État, le général Michel Aoun, avait informé le secrétaire général du conseil suprême de la défense et la présidence du conseil des ministres de ce rapport et les avaient invités à prendre les mesures adéquates pour faire transférer ce produit.

Pour rappel, interrogé par des journalistes le 8 août, soit quatre jours après l’explosion, le président de la république avait révélé avoir été informé dès le 20 juillet de la présence d’une quantité importante de nitrate d’ammonium. Cependant, la controverse a repris de plus belle suite à la publication dans un journal américain hier de la lettre de la sûreté de l’État remise au Général Aoun.

Le rapport note que cette cargaison, entreposée à l’intérieur du port de Beyrouth depuis 2014 dans des conditions inadéquates constituait un danger à grande échelle pour une grande partie de la capitale libanaise.

Pour l’heure également, la présidence de la république appelle à ce que l’enquête judiciaire prenne toute son ampleur selon les textes juridiques en vigueur, que toutes les circonstances autour de l’explosion puissent être clarifiées à tous les niveaux et les personnes responsables à tous niveaux puissent être désignées.

Pour l’heure, le ministère de la santé indique que 163 personnes sont décédées, un nombre indéterminé de personnes toujours portées disparues et plus de 6 000 personnes ont été blessées selon un bilan toujours provisoire dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise. 300 000 personnes seraient également sans logement des suites de cette explosion.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 210 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique le dimanche 9 août une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

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