L’Amérique se prémunit des intolérances de Mr Trump. L’Europe resitue la place de l’Islam aux normes de la laïcité. Le Moyen Orient en quête de souffle discute l’arrêt du terrorisme et des guerres, la sécurité des populations, la préservation et la révision des coexistences.

Au Liban, les ministères se disent prédisposés à une prochaine loi électorale, à la transparence et à la critique, alors que le chantier des aménagements à court terme peine à répondre au bon sens ordinaire, 24h sur 24.
Le citoyen libanais ne peut que difficilement bénéficier au XXI e siècle d’une économie substantielle de temps et d’argent qui lui permettrait de participer à la préservation des valeurs humaines de son terroire!
À quand ce fameux objectif de ne plus assumer des frais supplémentaires en ville, d’exercer sa profession librement, d’assumer l’éducation de ses enfants parmi les siens et d’éviter de devenir l’émigré du dedans?!

La décentralisation se traduit d’abord par des routes ouvertes et sécurisées en tout temps afin de permettre aux habitants des diverses régions de s’y installer.
Le ministère des affaires étrangères et des émigrés travaille assidûment pour impliquer et intégrer la diaspora libanaise au développement de l’Etat. Néanmoins, il a besoin de convaincre de nombreux compatriotes à l’étranger par l’aménagement d’une culture des rituels, active et omniprésente. La valorisation de notre patrimoine histoirique ne peut se suffire d’exposer les publicités des belles formes et des superbes images de la nature. Elles exposent sans aucun doute des beautés spécifiques du Liban. Cependant, la préservation des coutumes ancestrales en est une autre. Elle se caractérise bien au delà des rituels alimentaires et des documentaires ciblés de nos monuments et sites. On la rencontre dans les transmissions familiales -a-politiques, les gestes des conteurs et les références jusqu’à nos jours des sagesses de nos arrières grands-pères.. .

Des hautes altitudes aux séquences de mer bleue et de l’incontournable verre d’arak partagé à plusieurs autour d’un mezzé, notre image de part le monde reste figée aux éléments de la nature. Nous pourrions y associer les rituels des agriculteurs, la cueillette. .. , ceux des personnes âgées et encourager les citadins à connaître et défendre davantage les éléments humains d’origine.

Les habitants de nos villages sont des tableaux vivants et séduisants de part leurs subtils héritages.
Ils s’épanouissent selon le rythme de la nature et non pas autour du béton. Ils tissent les liens autour du poêle à plusieurs, même sans eau et électricité. Le feu de bois et la lanterne se chargent de réchauffer la joie des retrouvailles en attendant des résolutions gouvernementales à moyen et à long terme.