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Dans une interview publiée par le journal libanais Al Modon, l’ambassadrice des Etats-Unis au Liban Dorothy Shea a noté que les propositions françaises concernant le Liban ne concernent que la France. Elle faisait notamment allusion à la proposition française de constituer un gouvernement d’union nationale incluant des membres du Hezbollah.

La diplomate a ainsi accusé le mouvement chiite « de servir ses propres intérêts » et non d’agir en fonction des intérêts du Liban.

Elle a cependant souligné la nécessité pour le Pays des Cèdres à former un nouveau gouvernement afin de mettre en place les réformes économiques permettant de répondre à la crise financière et à remettre le Liban sur les bonnes bases avant de noter que les USA participent au groupe des Amis du Liban.

Concernant les relations entre le Liban et les Etats-Unis, Dorothy Shea a souligné que le partenariat entre les 2 pays existe depuis des décennies dans les domaines de l’éducation, de l’aide humanitaire ou encore sur le plan sécuritaire, allusion au soutien de Washington à l’Armée Libanaise.

Cependant, la position américaine concernant le Hezbollah, « la position américaine est claire ».

Nos hauts dirigeants du Département d’État et de la Maison Blanche l’ont clairement dit et je l’ai personnellement répété plus d’une fois, sa substance est que les activités terroristes et illégales du Hezbollah au Liban montrent qu’il se soucie plus de ses intérêts que de ce qu’il y a de mieux pour Le Liban et le peuple libanais.

Sur le volet politique, l’abrogation du système confessionnel dépend des libanais seulement, estime la diplomate, soulignant que les responsables américains ont déjà souligné à plusieurs reprises, le besoin urgent des dirigeants libanais à mettre de côté leurs différents partisans et leurs intérêts personnels en faveur de l’intérêt national.

« La clé pour un avenir brillant est dans les mains du Liban et de son peuple », poursuit la diplomate, qui indique que seul le Pays des Cèdres peut décider et non des acteurs externes.

Sur la possibilité de sanctionner des responsables politiques dont Gébran Bassil, « la campagne de « pression maximale » de l’administration est conçue non seulement pour endiguer le flux d’argent vers les « forces malveillantes », y compris l’Iran, mais aussi pour changer le comportement d’acteurs malveillants et de leurs alliés ».

Dans le même temps, je voudrais souligner que les sanctions ne visent pas à nuire aux citoyens libanais ordinaires. Nos sanctions n’affaiblissent ni le Liban ni son économie, et je mentionnerai ici que la crise économique du pays est le résultat de décennies de corruption et de mauvaise gestion.

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