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Dans un rapport publié le 13 août 2020, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutteres, a indiqué regretter qu’Israël n’ait toujours pas indemnisé le Liban ou encore la Syrie, suite au bombardement, le 15 juillet 2006 des réservoirs de stockage de la centrale électrique de Jiyeh au Liban, cela conformément aux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations-Unies.

La nappe de pétrole s’était étendue sur plus de 150 kilomètres, endommageant de manière durable la côte des pays touchés. Plusieurs programmes sont actuellement toujours en cours pour évaluer l’impact de cette nappe de pétrole

L’Assemblée générale des Nations unies s’est prononcée pour qu’Israël verse 856 millions de dollars de dédommagements au Liban en 2011, en 2014 puis en 2019.

Ce bombardement avait provoqué une importante marée noire qui s’étendra jusqu’à la Turquie, mais impactant de manière durable les côtes libanaises. Près de 15000 mètres cubes de carburant s’étaient alors déversés dans la mer. 

Pour rappel, le conflit de juillet-aout 2006 avait débuté suite à l’enlèvement par le Hezbollah de 2 soldats israéliens. Cette guerre fait plus de 1200 victimes côtés libanais, la majorité étant des civils dont 30% d’enfants. 173 militaires israéliens ont été tués de leur côté. Le Liban a également subi la perte de nombreuses infrastructures, notamment routières, les forces israéliennes ayant bombardé la majorité des ponts. 

Au paragraphe 5 de sa résolution 74/208, l’Assemblée générale a de nouveau demandé au Gouvernement israélien d’assumer la responsabilité qui est la sienne de dédommager rapidement et convenablement le Gouvernement libanais pour les dégâts susmentionnés, ainsi que les autres pays directement touchés par la marée noire, tels que la République arabe syrienne, dont les côtes ont été en partie polluées, pour les dépenses engagées en vue de réparer les dégâts écologiques causés par la destruction des réservoirs, et notamment de remettre en état le milieu marin, en particulier compte tenu de la conclusion tirée dans le rapport du Secrétaire général de 2019, selon laquelle la non-application des dispositions de ses résolutions concernant l’indemnisation et le dédommagement des Gouvernements et peuples libanais et syrien touchés par la marée noire demeurait fort préoccupante. 

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