Retour des déplacés : Salam coordonne l’après-trêve
La réunion ministérielle quotidienne présidée par Nawaf Salam à la Sérail a donné ce matin une image concrète de l’après-cessez-le-feu. Le gouvernement a mis au premier plan le retour des déplacés, les centres d’accueil encore mobilisés, les conditions de sécurité au Sud, la réparation de certains ponts, les arrestations après les tirs en l’air, les approvisionnements en mazout et la protection des journalistes après l’agression de photographes. L’exécutif tente ainsi de faire passer la trêve du registre militaire au registre administratif.
Au Liban, l’armée israélienne accusée de désinformation
L’affaire Ali Chouaib dépasse de loin une simple polémique visuelle. Après la mort du journaliste libanais dans une frappe au sud du Liban, l’armée israélienne a diffusé un visuel destiné à l’associer au Hezbollah. Or cette image s’est révélée modifiée, provoquant la réaction d’une association de la presse étrangère et relançant un débat plus large sur la désinformation de guerre. Le dossier met en lumière une mécanique désormais centrale dans les conflits contemporains : après la frappe, vient la bataille du récit, des preuves supposées et de la requalification publique des morts.
Pentagone : la prière Pulp Fiction de Hegseth
La séquence a d’abord ressemblé à une curiosité virale. Elle s’est vite transformée en controverse politique. En dirigeant un service de prière chrétien au Pentagone, Pete Hegseth a récité un texte inspiré du faux verset popularisé par Pulp Fiction, dans un contexte de guerre avec l’Iran et de forte rhétorique religieuse au sommet de l’appareil militaire américain. La polémique dépasse le simple emprunt cinématographique : elle ouvre un débat sur les frontières entre foi personnelle, langage de guerre, culture populaire et exercice du pouvoir au sein d’une institution censée représenter tous les militaires.
Le Hezbollah, l’État et la trêve : pourquoi aucune reprise en main institutionnelle ne...
La trêve au Liban ne replace pas automatiquement l’État au centre. Face au Hezbollah, acteur armé enraciné et lié à un équilibre régional plus large, toute reprise en main institutionnelle reste progressive, partielle et contestée. Le cessez-le-feu ouvre une transition, mais pas une résolution, ni un retour linéaire de souveraineté.
Électricité au Liban-Sud : les réparations commencent
L’établissement public de l’électricité a annoncé le début des réparations sur plusieurs lignes de transport et de distribution endommagées au Liban-Sud, dans un contexte où la sécurité du terrain et les moyens disponibles restent des limites majeures. Les lignes Zahrani–Tyr, Tyr–Wadi Jilo et Nabatiyé–Tyr figurent parmi les axes touchés, tandis que les grandes stations de transformation situées au sud du Litani ont été isolées, sauf Marjeyoun. Pour éviter un effondrement total du service, la centrale de Tyr a été relancée de manière autonome afin d’alimenter les zones raccordées au poste principal de la ville.
Ils reviennent voir ce qu’il reste : le retour prudent des familles dans les...
Le cessez-le-feu n’a pas ramené la normalité, seulement la possibilité de revenir voir. Dans les zones touchées, des familles libanaises rouvrent leurs portes, évaluent les dégâts, récupèrent quelques affaires et mesurent ce qui reste habitable. Le vrai retour commence par le doute, les routes coupées, les maisons et l’incertitude persistante.








