La guerre en Ukraine entre gel militaire et guerre économique
La guerre en Ukraine entre dans une phase où le front bouge moins vite, tandis que la pression économique contre Moscou s’intensifie. Kyiv cherche à renforcer sa position avant d’éventuelles négociations, sans renoncer officiellement à ses territoires occupés. Les Occidentaux ciblent désormais les revenus russes, les banques, les services maritimes et la flotte fantôme. Un cessez-le-feu durable dépendra autant des garanties de sécurité que du maintien des sanctions.
Conseil des ministres : trêve, examens et réformes
Le Conseil des ministres libanais a examiné les derniers développements politiques, sécuritaires et humanitaires, dans l’attente de l’application effective du cessez-le-feu annoncé entre les États-Unis et l’Iran. Nawaf Salam a appelé à poursuivre les efforts pour obtenir le retrait israélien, la libération des prisonniers et les moyens de la reconstruction. Le gouvernement a aussi temporisé sur les examens officiels, tout en approuvant plusieurs dossiers administratifs, financiers et publics, dont l’audit de fonds, l’aéroport de Beyrouth, l’Inspection centrale, la politique des prix et la gestion des déchets.
USA-Israël : la lune de miel se fissure, Ben Gvir privé de visa
L’annulation annoncée du voyage d’Itamar Ben-Gvir aux États-Unis, en raison de difficultés liées à l’obtention d’un visa selon la presse israélienne, intervient dans un moment de crispation entre Washington et Tel-Aviv. L’accord entre les États-Unis et l’Iran, qui inclut le Liban, provoque une opposition ouverte de plusieurs ministres israéliens. L’affaire Ben-Gvir devient ainsi le symptôme d’une lune de miel abîmée, sans rupture stratégique formelle.
Déplacés syriens : crise sans horizon
Les déplacés syriens au Liban se retrouvent au cœur d’une crise élargie par la guerre de 2026. Aux tensions anciennes sur les communes, les écoles, les soins et l’emploi s’ajoute désormais le déplacement massif de familles libanaises du Sud. Le retour vers la Syrie progresse, mais il reste limité par la sécurité, les documents, le logement et l’économie. Sans cadre bilatéral clair entre Beyrouth et Damas, la crise risque de durer.
Le Liban peut-il reconstruire sans réforme bancaire ?
Le Liban peut réparer certaines urgences sans réforme bancaire complète, mais il ne peut pas reconstruire durablement sans système financier crédible. Les dépôts bloqués, l’absence de crédit, l’État en défaut, la liste grise du GAFI et la défiance des bailleurs forment un même verrou. Les aides internationales peuvent financer des projets ciblés, mais une reconstruction nationale exige des banques assainies, une loi de règlement des pertes et une hiérarchie claire des responsabilités.







