La Banque Mondiale, par l’intermédiaire de son bras financier, The International Finance Corporation, a offert au gouvernement libanais de superviser les appels d’offres concernant l’attribution de contrats BOT (Build Operate Transfert) pour la construction de nouvelles centrales électriques.

Il s’agira pour l’état – via l’EDL – d’acheter à ces compagnies privées de l’électricité. Cette proposition vise à permettre aux autorités publiques de procéder à la construction de nouvelles unités de manière efficiente et transparentes alors qu’elles sont généralement sujettes à d’importantes critiques.

Il s’agira également pour l’État d’assurer que l’appel d’offre choisi soit le plus avantageux et de maximiser les profits pour les institutions publiques et non pour le secteur privé.

Pour rappel, le Liban souffre d’une pénurie chronique d’électricité depuis la fin de la guerre civile, avec une production qui atteint un maximum de seulement 1900 Mégawatts alors que la consommation est de 3100 mégawatts.

Face à cette pénurie, des générateurs de quartier sont apparus, mettant en place une véritable industrie parallèle et illégale, l’EDL jouissant normalement d’un monopole public.

En 2018, l’état a cependant tenté la production d’électricité du fait des générateurs de quartier, leurs propriétaires n’hésitant pas à percevoir des marges élevées.

Le Ministre de l’économie a ainsi adopté une série de décrets quelque peu oublié en ce début d’année, obligeant les propriétaires de ces générateurs à installer des compteurs d’électricité et fixant les tarifs commerciaux à 29 cents par kilowatt/heure contre 9 cents de coût de production d’un kilowatt/heure pour l’EDL.

Ces mesures ont amené à un véritable bras de fer entre l’État et les propriétaires des générateurs de quartier.

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