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Alors qu’hier soir, le ministre sortant de l’intérieur Mohammed Fahmi indiquait qu’un plan de déconfinement serait prochainement annoncé, le directeur de l’hôpital universitaire Rafic Hariri, le Dr. Firas Abiad, a quelque peu tempéré les choses, estimant que le Liban fait face à des décisions douloureuses, entre épidémie du Coronavirus COVID19 ou situation économique.

Ces propos interviennent alors que les autorités libanaises ont mis en place, le 14 novembre dernier, un plan de reconfinement qui devrait s’achever le 30 novembre prochain. Le comité en charge du dossier devrait ainsi prochainement se réunir pour décider ou non de la prolongation de cette période, alors que le nombre de nouveaux cas reste élevé, plus de 1800 cas hier et que le nombre de décès augmente désormais.

Le nombre de morts aurait ainsi atteint 84 décès ces 4 derniers jours seulement. Il s’agirait des personnes contaminées avant le 14 novembre, souligne le praticien. 1858 personnes ont été diagnostiquées positives pour la seule journée d’hier alors que le taux de positivité dépasse les 15%. Le nombre de personnes hospitalisées en soin intensif est de 341, un nombre record depuis l’apparition de la maladie au Liban le 21 février dernier.

Firas Abiad poursuit, estimant que « le comité Covid sera confronté à des choix difficiles sur le verrouillage lors de sa réunion d’aujourd’hui. Les secteurs d’activité font également état d’un nombre record de pertes d’emplois et de fermetures. Prolonger le confinement près de la période des Fêtes sans aucun soutien sera dévastateur

Une prolongation du confinement signifierait que les restaurants, les cafés et les entreprises à travers le pays continueraient à fermer leurs portes, perdant plus d’argent pendant la pire crise économique que le Liban ait connue depuis des décennies.

D’autre part, le nombre quotidien de cas de coronavirus a constamment dépassé 1 000 au cours du dernier mois et les taux de mortalité ont atteint des chiffres records, écrasant un secteur de la santé déjà fragile.

Pour rappel, plus de 55% de la population vivrait déjà en-dessous du seuil de pauvreté. De même, la détérioration de la valeur de la livre libanaise face au dollar a induit à son tour une détérioration du pouvoir d’achat, le Liban important l’essentiel de ses besoins.

La parité de la Livre Libanaise pourrait encore se dégrader suite à l’épuisement prochain des réserves monétaires disponibles de la Banque du Liban qui subventionne au taux de parité officiel l’achat des produits essentiels.

Face à la crise, le gouvernement sortant du premier ministre Hassan Diab a mis en place un plan de filet social au bénéfice des personnes les plus vulnérables. 1 200 milliards de livres libanaises ont ainsi été rendues disponibles.

Au total, 122 159 ont été contaminées depuis le 21 février 2020, date de la découverte d’un premier cas au Liban, passant donc du seuil des 100 000 cas depuis ce vendredi 13 novembre. 

Le nombre total des personnes touchées par le virus atteint le chiffre de 119 408 cas locaux et de 2 751 cas en provenance de l’étranger. 

Le nombre de cas actuellement actifs en légère baisse avec 49 074 personnes. Le nombre de guérisons est également revu à la hausse. 72 152 seraient ainsi guéries. 

Le nombre d’hospitalisation est en forte baisse par rapport à hier avec 916 personnes dans les hôpitaux, toujours au-dessus du nombre de 900 cas. 
Par ailleurs, 341 personnes sont dans un état considéré comme critique, un chiffre toujours en augmentation.

24 décès ont été donc annoncés ces dernières 24 heures. Le nombre total de personnes décédées est de 974 depuis l’apparition de la maladie au Liban, le 21 février 2020.

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