L’écrivain, diplomate et journaliste Daniel Rondeau a été élu dès le premier tour avec 18 voix, ce 6 juin 2019 au fauteuil numéro 8 de l’Académie Française.

Auteur d’une plus de 30 ouvrages, Daniel Rondeau est également un ami du Liban où il était notamment présent entre 1988 et 1990 lors du printemps de Beyrouth, quand l’Armée Libanaise du Général Michel Aoun, devenu aujourd’hui Président de la République faisait face aux troupes syriennes et à leurs alliés locaux.

Les Chroniques du Liban Rebelle (1988-1990), publié en 1991, témoignent du sentiment d’unité nationale, chrétiennes comme musulmans en dépit des bombardements et des défis auxquels faisaient face les libanais durant la dernière phase de la guerre civile. Un pays qui ne voulait pas mourrir, qui ne voulait plus se faire assassiner. Ces plaies restent aujourd’hui toujours ouvertes.

C’est d’ailleurs par cette communion entre chrétiens et musulmans dans la banlieue de Beyrouth que débute l’ouvrage dont on ne peut que conseiller la lecture pour que plus jamais, ne puissent à nouveau se répéter ces évènements tragiques.

C’est un ouvrage qui décrit, comme le souligne bien son auteur, la colère et la honte du diplomate face aux mensonges d’une France qui s’est pliée au terrorisme du Président Syrien Hafez el Assad. Daniel Rondeau rappelait à cet égard, les liens profonds qui unissent la France et le Liban, un pays qu’il connait bien et que la France avait d’une certaine manière délaissée, mais pas totalement …

Daniel Rondeau rappelle, par son récit, les différentes étapes et notamment la traitrise de certains durant cette période charnière de l’histoire du Liban, notamment avec l’action de l’ambassadeur de France d’alors, René Ala, qui, bien qu’isolé, continuait à croire à une issue politique au conflit et celles des différents protagonistes, le Président sortant, Amine Gemayel, le Premier Ministre désigné Michel Aoun et son opposant dans les zones sous occupation syriennes, Salim Hoss, le rôle du dirigeant des Forces Libanaises Samir Geagea et du Président Syrien Hafez el Assad décrit comme étant le chef d’orchestre du terrorisme qui frappait le Pays des Cèdres.

Profondément attaché au Liban, il a surtout partager l’espoir, mais aussi le désespoir d’une population civile qui souffrait des bombardements, avec son lot de morts et de martyrs.

Présent à plusieurs reprises après la guerre, Daniel Rondeau a gardé des liens étroits avec le Liban.

Daniel Rondeau était déjà titulaire du grand prix de littérature Paul-Morand 1998 pour l’ensemble de son œuvre et du Grand prix du roman de l’Académie française en 2017 pour Mécaniques du chaos

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