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Un nouveau train de sanctions économiques américaines à l’encontre d’une ou de plusieurs personnalités politiques libanaises est annoncé par la chaine de télévision MTV Lebanon.

Ces nouvelles sanctions pourraient encore plus retarder l’avènement du gouvernement Hariri IV, voire même porter un coup fatal à ce dernier.

Celles-ci seraient imposées sous le couvert de la Global Magnitsky Act ou loi Magnitski, texte législatif en 2012 destiné à imposer des sanctions contre des responsables russes impliqués dans des violations des droits de l’homme et dont le dispositif a été étendu en 2016 par les législateurs américains.

Pour l’heure, aucune précision sur l’identité des prochaines personnalités visées n’a été donnée par la chaine de télévision. Cependant, certaines sources indiquent que le président de la chambre Nabih Berri ou encore certains anciens premiers ministres libanais accusés de corruption pourraient être visés, alors que jusqu’à présent ces sanctions ont avant tout concerné des personnalités liées au Hezbollah et accusées de le financer comme les anciens ministres des finances Ali Hassan Khalil et Youssef Fenianos ou encore Gébran Bassil, quant à lui, accusé outre de ses liens avec le mouvement chiite, de corruption. Ce dernier a indiqué à plusieurs reprises depuis souhaiter porter l’affaire devant la justice américaine afin de défendre ses droits.

Le journal Al Akhbar estime même que Saad Hariri lui-même se montrerait inquiet face aux nouvelles sanctions.

Cette information intervient alors que le secrétaire d’état américain Mike Pompeo s’est déplacé en France en début de semaine. Au cours de ses entretiens, le responsable américain a évoqué une coopération entre Paris et Washington pour viser des personnes accusées de retarder l’avènement du prochain gouvernement et donc la mise en place des réformes jugées nécessaires pour la relance de l’économie libanaise.

À une question posée lors de la conférence de presse quotidienne du Quai d’Orsay, le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères français a d’ailleurs appelé à la formation d’un gouvernement de mission qui puisse répondre aux aspirations du peuple libanais tout en rappelant à la responsabilité les partis politiques, rappelant leurs engagements pris devant le Président de la République Française Emmanuel Macron lors de son déplacement au Liban.

Chacun doit être dans son rôle. Nous sommes en contact étroit sur le Liban avec nos principaux partenaires, notamment les Etats-Unis, précise encore le Quai d’Orsay, qui rappelle aux responsables libanais les exigences qui conditionnent le soutien économique international au Liban.

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