Le secteur de l'immobilier est en crise au Liban. Crédit Photo: François el Bacha, pour Libnanews.com. Tous droits réservés
Le secteur de l'immobilier est en crise au Liban. Crédit Photo: François el Bacha, pour Libnanews.com. Tous droits réservés

La demande pour le secteur immobilier a brusquement baissé de 23,7% au premier semestre de l’année 2018 en comparaison à la même période de 2017, selon l’index publié par la Banque Byblos.

Les résultats montrent que l’indice a affiché une moyenne mensuelle de 33,2 points au premier trimestre de 2018, soit une baisse de 26,1% par rapport à 44,9 points au quatrième trimestre de 2017 et une baisse de 23,7% par rapport à 43,5 points au premier trimestre de 2017 .”, peut-on lire dans la publication de l’établissement. Il s’agirait du niveau le plus bas depuis le deuxième semestre de 2015.

En cause selon le rapport, la suspension des prêts subventionnés lors de l’achat lancé en 2009 et arrivé à échéance alors que le gouvernement via une décision du Ministre des Finances prise en concertation avec la Banque Centrale vient tout juste de décider de les réactiver cette semaine. Cette mesure, à l’origine, devait être transitoire en l’absence d’une politique publique pour le logement.

Cette baisse se reflète également sur les projets immobiliers de la population. Seule 3.8% de la population souhaiterait acheter ou construire une résidence dans les 6 prochains moins, contre 5.1% au cours du semestre précédent.

Selon ce rapport, plusieurs milliers de clients potentiels auraient préféré attendre la réactivation du programme public. Les Banques Libanaises auraient également à l’origine de cette baisse, refusant les prêts, en raison de l’insuffisance de liquidité de leurs clients et préférant les orienter vers des prêts libellés en devise étrangère à des taux plus élevés, de l’ordre 7% de taux d’intérêts.

Ces mesures interviennent en dépit des difficultés des autorités publiques à se financer  et à décider de réduire les dépenses publiques alors que le Liban a réclamé une aide internationale pour la relance de son économie lors de la conférence CEDRE qui s’est tenu en début de ce mois d’avril à Paris.

Le gouvernement libanais tente également, via l’article 49 de son projet de budget 2018, de stimuler le secteur immobilier en proposant une carte de séjour provisoire à tout acheteur étranger d’un bien immobilier d’un certain montant. Cela a provoqué une vive polémique au Liban au sein de la classe politique et de la population, en raison de la crainte et des risques d’implantation des réfugiés syriens et palestiniens qu’une telle mesure pourrait rendre réel.

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