Selon des responsables israéliens cités par la chaine 13, l’Arabie Saoudite aurait soutenu la guerre contre le Liban en juillet 2006.

Il s’agissait, selon ces responsables qui seraient des membres des services de renseignements, d’une demande de Riyad à ce que soit frappé de plein fouet le Hezbollah. Egalement, ces sources ont indiqué que l’Arabie Saoudite aurait mené des pourparler secrets avec Tel Aviv depuis 2003.

Ces révélations interviennent alors qu’est organisé en Pologne à l’initiative des USA, un sommet anti-iranien ou sont présents des pays arabes dont l’Arabie Saoudite, des états du Golfe et Israël. Le Premier Ministre Israélien, Benjamin Netanyahu a multiplié dernièrement les propos soulignant les relations de certains pays arabes avec Israël, sans toutefois que ces derniers ne confirment ni ne démentent.

L’objectif de ce sommet vise à accentuer la pression sur l’Iran malgré les inquiétudes de plusieurs pays de l’Union européenne, dont la France et l’Allemagne.

Ce sommet a été cependant marqué par l’absence de l’Allemagne et de la France ou encore par celle de la représentante de la politique étrangère européenne, Federica Mogherini. Il s’agissait de désapprouver officieusement cette initiative américano-polonaise.

En mai 2018, le Président Américain Donald Trump avait annoncé le retrait des États-Unis de l’accord international de 2015 signé par son prédécesseur Barak Obama et rétabli des sanctions contre l’Iran. Cette initiative de Donald Trump – soutenue par Israël – avait été critiquée par les pays co-signataires de cet accord, dont la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne et la Russie. Cet accord visait à encadrer les activités nucléaires de Téhéran.

Pour rappel, le conflit israélo-libanais de 2006 a débuté le 12 juillet par l’enlèvement de 3 soldats israéliens par la branche militaire du Hezbollah. Il s’agissait pour le mouvement chiite d’obtenir la libération de prisonniers aux mains de Tel Aviv. Cependant, en 2007, l’ancien premier ministre israélien, Ehud Olmert avait révélé que la préparation de ce conflit avait eu lieu 4 mois avant pour les forces israéliennes. Tsahal a alors imposé un blocus maritime et terrestre au Liban et effectué des opérations militaires et notamment des bombardements aériens sur l’ensemble du territoire libanais.

Les opérations terrestres entreprises par Tsahal ont été cependant marquées par un échec, avec 5 chars de type Merkava détruits et plus d’une quarantaine endommagées.

Ce conflit, d’une durée de 33 jours a fait 119 morts côté militaires israéliens et 44 morts côté civils, un nombre estimé de 250 combattants morts pour le Hezbollah, de 600 à 800 morts selon Israël toujours du côté du Hezbollah. L’essentiel des pertes a été cependant du côté des civils libanais, avec un 1 191 morts dont 30% d’enfants de moins de 12 ans et de plus de 4 000 blessés.

Le conflit s’était achevé avec l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui a porté le nombre de militaires de la FINUL à 15 000 et qui a permis le retour de l’Armée Libanaise au Sud Liban d’où elle était absente depuis la guerre civile.

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