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Répondant aux questions des journalistes, le Président de la République française a abordé la question de la crise économique, estimant même craindre des ruptures d’approvisionnements dans les prochains mois alors qu’une partie de la population ne mange pas à sa faim.

La question d’un changement de la constitution a également été abordée. Il s’agit d’établir un dialogue pour dire ce qu’il faut faire, estime Emmanuel Macron et de noter qu’il y a des libanaises et des libanais qui subissent des coupures de courant ou encore des ruptures d’approvisionnement en raison de la défiance dans le système bancaire et la banque centrale.

À court-terme, il s’agit donc de lutter contre la corruption, de mener les réformes nécessaires dans le domaine de l’énergie, les douanes.

Il y a donc la nécessité de mener un audit sur le système bancaire et la banque centrale. Aucun pays n’acceptera d’accorder son aide au Liban sans connaitre la taille du déficit du secteur financier libanais, estime Emmanuel Macron. Il s’agit de recapitaliser ce secteur.

Beaucoup a été détourné? À coup sur! Beaucoup ont touché de l’argent, c’est certain!

Emmanuel Macron estime ainsi que si d’importantes sommes ont été détournées, cela ne justifie pas la loi du silence sur ce secteur d’activité libanais.

“Il n’y a qu’un martyr de tout cela, le peuple libanais”, note le président français.

Le peuple libanais doit trouver le moyen de faire émerger une offre politique répondant à ses aspirations et les réformes qui vont avec.

Dans quelques mois, il n’y aura plus d’importations

Sans ces réformes à court-terme, l’aboutissement des négociations avec le FMI et l’audit de la Banque Centrale et du secteur financier, Emmanuel Macron indique craindre que d’ici quelques mois, il n’y aura plus d’importations de fioul et de nourriture.

“Cela sera de la responsabilité de ceux qui auront refusé de faire ce travail”, accusant indirectement les personnes à l’origine du blocage des réformes et des négociations pour venir en aide au Liban.

La France est là, elle aide le Liban, mais elle ne peut aider pleinement le Liban que si les dirigeants politiques libanais mènent ces réformes, martèle le chef de l’état.

Je n’exclu rien au sujet des sanctions visant les personnes responsables du blocage

Répondant à un autre journaliste, le chef de l’état a indiqué ne rien exclure la possibilité d’imposer des sanctions à l’encontre des personnes responsables du blocage des réformes et des négociations, même si pour l’heure ce scénario n’est pas sur la table.

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