Le mois de Mai a été celui des agitations stériles et des percées utiles. Elles confirment une fois de plus l’acharnement des chefs politiques à transparaître l’ultime sagesse, la sacro-sainteté, la « noblesse politique » entre « partenaires » ou adversaires , le meilleur savoir faire et les critiques « bienveillantes » afin de prémunir déjà les prochains sièges parlementaires.

Les « subtiles » critiques lancées par le chef des forces libanaises à Beyrouth Madinati ironisent en adressant le « romantisme » à ces libanais pourtant indépendants des tournures mesquines et qui incarnent une vraie force légitime et efficace par l’exercice de la citoyenneté. Ils réussissent en tout cas le pari de convaincre une tranche importante de la population avec le réalisme d’une planification fonctionnelle et heureusement apolitique!

Cependant, l’impact du romantisme concerne surtout ici le fait de se percevoir gagnant ou non perdant, alors que la réussite, courageuse et flagrante de personnes solidaires pour la nation est confirmée par les multiples composantes de la société civile libanaise.

Ainsi, et malgré les nombreuses abstinences, la tiédeur de tant de suiveurs et l’entente des partenaires autour d’une célébration passée sur un accord en 10 points, on dénote des « bonnes intentions ». Les municipales confirment aujourd’hui que ceux qui se sont rassemblés aux mêmes intérêts se ressemblent sur tant d’accords tacites.

Ce qui est sûr et certain et qu’on a bel et bien tendance à escamoter à chaque émission télévisée, c’est la suprématie de la logique absolue qu’autoclament certains invités. Néanmoins, on ne peut convaincre personne de censé que, pour valider une logique saine, elle doit nécessairement passer à travers les analyses alambiquées des clans, des familles et des partis!

Tout ce monde a si bien pensé, signifié et immobilisé toutes les situations, que le Liban est en train de se désintégrer en vitesse par les absences du respect constitutionnel de ses représentants, des révisions critiques des mêmes fonctionnaires et de la mesure humble et démocratique chez tant de figures, alors que nous citoyens subissont les coups de leurs « politiques » inconciliables et néfastes!

Malgré tout cela, le dénigrement de toute avancée citoyenne leur est permis ouvertement car elle se dissocie des combines et s’organise par la transparence pour servir l’économie, les normes de l’indépendance et la perspective de nouvelles politiques de travail.

En fin de compte, dommage à ceux qui ne voient toujours pas le train passer et qui font place aux politiques suicidaires!

Joe Acoury.