On pensait les avoir vu disparaître en faveur des réconciliations, inter-chrétiennes, inter-musulmanes, inter-libanaises ; mais les revoilà, ces hordes de barbares…

Ils crient à nouveau, ils s’insultent, ils s’époumonent, parfois même se tirent dessus. « Ils », ce sont les partisans souvent beta de ces partis politiques qui réapparaissent à chaque élection. Ils posent de jolies banderoles qui insultent notre intelligence. Ils n’arrêtent pas le progrès aussi… sur les réseaux sociaux, ils commencent à pulluler. Ils ne prennent même pas la peine de regarder le programme de leur adversaire : selon eux, il ne peut être que mauvais. Ce serait Haram, ce serait une perte de temps… si encore ils savaient analyser et comprendre, à défaut même de lire et pour organiser la visite du grand Zaim dans leur modeste quartier, parfois à coup de poignards dans les gorges d’agneaux qui sont pourtant les êtres les plus innocents et dont les préoccupations sont les plus éloignées de nos affaires, pour une fois qu’il se déplace sur un tapis de sang hors de ses palais légendaires situés parfois dans des contrées lointaines.
Ils tentent de vous convaincre de la seule Haqiqa selon eux, et refusent de la voir crue lorsqu’elle dérange, au nom de leur Houriyeh tout en dénonçant celle des esprits libres et critiques. A les entendre, on ne serait être que des Kafer d’une vérité politicienne quasi religieuse. Ils veulent se donner bonne conscience avec des pseudo arguments de pseudo intellectuels pour justifier l’injustifiable, celui de soutenir le corrompu ou le criminel, il peut même souvent être les deux à la fois, et en parlant de foi, souvent au premier rang des offices religieux.
Évoquons également les esprits qui se pensent critiques mais qui sont négativistes à vau l’eau. D’ailleurs, ils ne savent que faire et pensent en plus avoir toujours raisons. Ils pourraient déjà commencer à balayer devant leur porte et à s’auto-critiquer.
La critique est chose saine, elle permet de faire avancer les choses, le négativisme à tout va est négatif et constitue un arrêt du progrès social, économique, politique, etc… Ils pensent critiquer, ils ne font que détruire, qu’ils se présentent sinon et qu’ils présentent surtout des solutions, le truc magique qu’ils n’osent ou ne savent faire –  un programme – ou qu’ils se taisent.
Tout chose à un aspect positif et négatif, le bien et le mal, le Yin et le Yang. Les élections municipales, législatives ou autres ne vont pas refaire le Monde mais faire avancer le Monde. Il faut convaincre de manière intelligente et on perçoit ici mais surtout là bas des déceptions sincères par rapport à des personnalités ou à des projets malmenés. De nombreuses localités libanaises ont perdu leur identité. Cela est indéniable. Pour autant, se transformer en personne aigrie ne fait que rabaisser cette personne et les idées qu’elle souhaite véhiculer si encore… elle avait des idées, ce qui est souvent loin d’être le cas en réalité.
Voila où on en est avec la présence de ces sympathisants pas très sympathiques…
Élevons-nous en dépit de leur présence. On ne va tout de même pas regretter l’organisation d’élections municipales au Liban en raison de leur simple présence. Durant des années, les élections de ce pays nous étaient volées par divers moyens : par l’argent comme les mafieux qui achetaient des services et des voix, par les déplacements démographiques comme durant certaines élections législatives précédentes, par l’ingérence étrangère flagrante parfois, tel le veto d’un ambassadeur à l’appui dans le cas des présidentielles. On imagine la figure « paternelle » de ce parrain, agiter son doigt en prétendant dire, tu ne pourras être Président de la République.
Tout cela change durant les élections municipales. L’enjeu des élections municipales au Liban est que contrairement aux élections législatives ou présidentielles, les Libanais ici élisent leurs représentants réels et non des représentants nommés par le pouvoir de l’argent ou par des puissances étrangères qui s’ingèrent dans nos affaires.
Alors votons en dépit de leur présence, le secret des urnes est une chose sacrée. Ces personnes auront compris qu’en dépit de toutes leurs gesticulations, menaces, amalgames, insultes, leurs chefs peuvent perdre et perdre gros. Il convient de remettre ces personnes dans le droit chemin et de former au final des citoyens soucieux du dialogue et du débat réel et non de la mauvaise foi.
Par François El Bacha 

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