Le Premier ministre désigné Saad Hariri s’est exprimé à l’issue de sa rencontre avec le Président de la République, le Général Michel Aoun, indiquant être honoré de le voir.

Saad Hariri a également indiqué qu’il se rendra à nouveau au Palais Présidentiel de Baabda ce mercredi pour évoquer avec le chef de l’état, la formation du prochain gouvernement.

Cette réunion, la première depuis plusieurs semaines déjà, semble montrer un léger réchauffement des relations entre les 2 hommes, après un différend important portant sur la nomination des ministres chrétiens du prochain cabinet.

En effet, si le Hezbollah, le mouvement Amal ou encore le PSP druze et le Courant du Futur pourraient choisir les ministres issues de chaque communauté religieuse, le Premier Ministre désigné Saad Hariri, sunnite, souhaitait également nommer 7 des 9 ministres chrétiens, mettant ainsi en minorité la présidence de la république.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

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