Silent killers

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A l’approche du Jubilé de la miséricorde, le pontife argentin a prié pour que «le monde retrouve la capacité de pleurer pour ses crimes». *

Le Liban croupit sous le potentiel cancéreux des ordures et croule sous la manne d’hommes d’affaires qui défont l’habit national avec les aberrances politiques diverses; alliées et adverses. Eux, ont acquis la dextérité de quémander, en victimes de l’impuissance, ce semblant d’indépendance permis de l’extérieur, afin de préserver l’état permanent du provisoire. Cependant, pour cheminer vers le réel processus démocratique, de respectables et téméraires libanais travaillent sans relâche pour que la citoyenneté initie le pouls de la nation et modèle la légitimité du mérite, de l’exercice et de la performance de la fonction.

Pour ceux là, les opportunités qui conviennent se doivent de répondre à une dynamique des règles constitutionnelles, non suspendue aux agencements régionaux complexes ou à la volonté équivoque des « puissances » qui se sont résignés à appuyer une « république libanaise » sans rigueur. Néanmoins, la « bonne nouvelle » chez nous débute par des fougues engagées, enchaîne des perspectives et s’ achève par la nostalgie du temps perdu. Pour se consoler, il reste au citoyen le droit dérisoire d’applaudir à l’inlassable entreprise. Celle du fait accompli. La présidentielle est aujourd’hui au menu des convenances stratégiques régionales et internationales. La lueur d’espoir est ce que les politiciens broient dans le noir pour perdurer l’improvisation contre toutes les revendications justement clamées et ce à tout prix.

L’Europe et les grandes puissances interviennent de façon ciblée ou militairement au Moyen Orient. Les minorités se blottissent derrière l’alternative des supports armés et des tiraillements entre les nations. Notre chétive présidence demeure l’atout convoité et si controversé des chrétiens alors que les habitants de notre pays cherchent, solitaires ou solidaires, les moyens de résister aux représentants illégitimes, aux corruptions, aux guerres des notres, des autres et du terrorisme à nos frontières.

*Le Pape François.

Joe Acoury.

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