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Liban : La loi de restructuration bancaire, une réforme entachée de suspicions et d’opacité
#FOCUSLIBAN: Adoptée fin juillet et publiée le 21 août 2025, la loi de restructuration bancaire entend assainir un secteur en faillite. Mais l’opacité des bilans, le rôle central de la BDL et une Haute Commission bancaire jugée peu indépendante nourrissent la crainte d’un sauvetage des élites plutôt que des déposants, malgré les exigences du FMI.
La livre libanaise sous tension à l’approche de la rentrée
À l’approche de la rentrée 2025, la livre libanaise vacille malgré un taux stabilisé autour de 89 500 LBP/USD. Réserves en baisse, inflation persistante et financement indirect de l’État fragilisent la BDL. Sans réformes, risques de dévaluation, blocage avec le FMI et pression sociale croissante menacent l’économie. Les banques restent paralysées.
Revue de presse du 27/08/25: Renforcement du conditionnement américain à la normalisation sécuritaire
La revue de presse du 27 août 2025 explore les dynamiques politiques, judiciaires, diplomatiques, économiques et culturelles au Liban. Elle met en lumière le conditionnement américain croissant, les tensions internes au gouvernement, les discours des figures politiques, les pressions sur l’appareil judiciaire, l’aggravation des conditions sociales, ainsi que la marginalisation de la vie culturelle. Chaque section repose exclusivement sur les sources de presse libanaises de ce jour.
Liban : La caution record de 20 millions de dollars pour Riad Salamé suscite...
La libération sous caution record de 20 millions de dollars de Riad Salamé, ex-gouverneur de la Banque du Liban, a déclenché une vague d’indignation au Liban et à l’étranger. Accusé de corruption et de détournement massif, il cristallise les critiques contre une justice sous pression et une élite financière protégée.
Liban : L’État cherche des alternatives aux eurobonds : vers un plan B ?
#FOCUSLIBAN: Face à l’impasse sur les eurobonds, le Liban explore un « plan B » incluant l’utilisation de l’or de la Banque du Liban. Mais sans réformes exigées par le FMI – unification des taux de change, restructuration bancaire, contrôle des capitaux – ces alternatives apparaissent comme des palliatifs précaires à une crise structurelle.
Riad Salamé : une porte ouverte à la liberté qui fragilise les enquêtes financières
La chambre d’accusation libanaise a autorisé la libération sous caution de Riad Salamé, ex-gouverneur de la Banque du Liban, contre 20 millions de dollars. Accusé de détournements massifs via Optimum Invest et Forry Associates, il reste interdit de voyager. Cette décision, jugée choquante, interroge sur l’indépendance de la justice et l’impunité des élites.
Joseph Aoun défend la santé financière du Liban : retour à la stabilité ou illusion politique ?
Le président Joseph Aoun affirme que « le Liban n’est pas en faillite », insistant sur la richesse humaine et la diaspora comme piliers du redressement. Mais derrière ce discours optimiste, la réalité économique reste sombre : dette massive, inflation, pauvreté et réformes bloquées alimentent le doute sur un retour à la stabilité.
Revue de presse du 21/05/25: Manœuvres israéliennes et réaction diplomatique libanaise
La revue de presse du 21 août 2025 dresse un panorama complet de l’actualité politique, diplomatique, économique et sociale au Liban et à l’international. Elle explore les tensions persistantes au Sud, les positions des figures politiques nationales, les pressions diplomatiques sur Israël, la crise budgétaire, les blocages judiciaires et l’aggravation de la précarité. Chaque section met en lumière les dynamiques internes et les implications régionales, dans un contexte de fragilité institutionnelle et d’attentes populaires.
Liban: Une Banque centrale dépouillée de ses fonctions essentielles
#BANQUEDULIBAN: La Banque du Liban opère sans outils de politique monétaire, sans données publiques à jour, ni feuille de route stratégique. Depuis la nomination de Karim Souaid, aucune réforme du secteur bancaire n’a été enclenchée. Sans loi sur les capitaux ni plan de restructuration, l’institution centrale reste inactive face à une économie entièrement dollarisée. Déconnectée du FMI, absente du débat public, elle cristallise la défiance d’une population privée d’accès à ses dépôts depuis 2019.
L’effondrement du commerce extérieur libanais : causes et conséquences macroéconomiques
#ECO: Le Liban enregistre un déficit commercial dépassant 15 milliards de dollars par an, aggravé par la chute des exportations et la dépendance aux importations essentielles. Sans financement externe ni soutien multilatéral, le pays consomme ses réserves en devises. Le port de Beyrouth, en déclin, ralentit la logistique. L’économie, privée d’industries exportatrices, subit les hausses de prix mondiales, dans un contexte de désorganisation monétaire et d’absence de politique industrielle ou commerciale cohérente.
S&P entrevoit un frémissement dans la gestion de la dette libanaise
L’agence S&P a relevé la note souveraine du Liban sur sa dette en monnaie locale de « CC » à « CCC », saluant des excédents budgétaires et quelques avancées réformatrices. Toutefois, les risques de défaut persistent, notamment sur la dette en devises. Ce signal technique s’inscrit dans un contexte de paralysie bancaire, d’exclusion sociale croissante et d’absence de réforme structurelle, dans un État où la stabilité budgétaire repose sur une austérité non soutenue par l’appareil public.
Revue de presse du 18/08/25: escalade à Gaza et menace de guerre civile au...
La revue de presse du 18 mai 2025 présente une radiographie de la situation libanaise : tensions sur le front diplomatique autour de la feuille de route de cessez-le-feu, incertitudes économiques liées au rôle de la Banque du Liban et à l'absence d’investissements étrangers, paralysie de la justice face aux dossiers sensibles de corruption. Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam doivent conjuguer souveraineté nationale et pression internationale.
Liban : le procureur financier ordonne le rapatriement des fonds transférés à l’étranger
Le procureur financier libanais Maher Cheaïto a ordonné le 14 août 2025 le rapatriement des fonds transférés illégalement à l’étranger depuis 2019, visant banquiers et personnalités politiques. Cette décision repose sur des enquêtes liées au blanchiment d’argent et au détournement de dépôts. Elle impose le retour des capitaux dans un délai de deux mois, dans l’espoir de combler un déficit bancaire évalué à 80 milliards de dollars et de restaurer une part de liquidité.
Edito: Le Liban n’est pas en faillite ? Ah, si seulement la réalité était...
Le président Joseph Aoun refuse de qualifier le Liban de « failli », préférant parler d’un pays « volé ». Derrière cette rhétorique, la réalité est implacable : dette impayable, effondrement économique, schéma de Ponzi bancaire et dépôts gelés. De la protection des banques en 2019-2020 à la nomination de Karim Souaid, Aoun maintient pour le moment un système qui préserve les élites financières tout en laissant les Libanais sans justice ni restitution. Il faut des réformes profondes et sérieuses qui ne peuvent que contrevenir aux intérêts des parties prenantes qui le soutiennent aujourd'hui















