Actualites et analyses sur banque du liban
Les crédits documentaires pour les importations chutent de 86 % à seulement 6,7 millions...
Le financement des importations au Liban s’est effondré en début 2025, avec une chute de 86 % des crédits documentaires ouverts à seulement 6,7 millions USD sur deux mois. Les crédits utilisés suivent la même tendance, tout comme les effets à encaisser. Cette situation reflète la paralysie croissante des circuits bancaires traditionnels et accentue la dépendance aux paiements en cash et aux devises informelles, menaçant l’approvisionnement des secteurs clés de l’économie.
L’isolement politique de Nawaf Salam : entre pressions bancaires, revers institutionnels et alliance tactique...
Face aux blocages internes et à la pression du parti des banques, Nawaf Salam tente de briser son isolement politique. Écarté des nominations clés et impuissant sur la restructuration bancaire, il se rapproche du Hezbollah et d’Amal, dans un effort tactique pour débloquer l’aide internationale. Une urgence vitale, alors que le Liban risque une crise de liquidité d’ici un an, marquant la phase terminale de son effondrement économique.
La Banque du Liban encadre les portefeuilles électroniques, mais reste incapable de structurer une...
En mars 2025, la Banque du Liban a publié une circulaire encadrant les portefeuilles électroniques, désormais omniprésents dans les paiements quotidiens. Mais cette régulation tardive reste symbolique : la BDL ne contrôle ni les flux, ni les opérateurs, ni l’impact macroéconomique de ces instruments. Dans un État sans stratégie monétaire numérique, la croissance de ces outils consacre une économie dollarisée, fragmentée, et hors du champ d’action institutionnel.
Fractures au Parlement : Nawaf Salam confronté à la colère des députés sur les...
Le Parlement libanais connaît une intensification des critiques contre Nawaf Salam, accusé d’absence de vision stratégique. Al Akhbar (02/06/2025) rapporte des tensions sur la Banque du Liban, les allocations budgétaires et les retraites. Les lignes de fracture se multiplient, certains députés évoquant un manque de transparence et de justice sociale. Le budget 2025 cristallise les oppositions dans un contexte de rigueur imposée par les négociations avec le FMI et de perte de légitimité du pouvoir exécutif.
Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec...
Le marché des euro-obligations libanaises reste figé à 17,2 cents par dollar, malgré un rebond de +187 % depuis septembre 2024. Cette inertie reflète une attente tendue d’un accord avec le FMI et d’un cadre clair de restructuration. Les investisseurs internationaux se tiennent à l’écart en raison d’un manque de réformes concrètes, alors que les prix actuels intègrent déjà un optimisme fragile. Sans percée institutionnelle, le risque de rechute demeure.
Banque du Liban : entre hégémonie monétaire et désorganisation institutionnelle
La Banque du Liban est de nouveau au cœur des critiques pour son autonomie excessive dans un contexte de crise monétaire aiguë. L’absence de coordination avec le ministère des Finances et les autres régulateurs alimente un climat de désorganisation institutionnelle. Le taux de change s’effondre, les mesures ponctuelles restent inefficaces, et la transparence fait défaut. Des experts dénoncent une gouvernance opaque masquant un effondrement monétaire progressif par des artifices comptables.
Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle
Le système bancaire libanais reste sous perfusion en 2025 : les crédits au secteur privé ne représentent que 24,6 % des dépôts, et la dollarisation dépasse 74 %. Les banques ont cessé d’accorder des prêts, réduisent leurs opérations, et refusent toute prise de risque. Aucune restructuration du secteur n’a été adoptée. L’économie fonctionne sans crédit, sur fonds propres, transferts familiaux ou cash, dans un contexte d’incertitude prolongée.
Middle East Airlines assure 51 % du trafic passager à l’aéroport de Beyrouth entre...
Middle East Airlines (MEA) a transporté 51 % des passagers à l’aéroport de Beyrouth entre janvier et avril 2025, consolidant sa position dominante. Avec plus de 744 000 passagers sur quatre mois, la compagnie nationale opère dans un marché peu concurrentiel, affaibli par les retraits de plusieurs compagnies internationales. Ce quasi-monopole traduit autant la résilience de MEA que la vulnérabilité du transport aérien libanais à l’absence de concurrence et à l’instabilité géopolitique.
Nouvelle contraction des dépôts bancaires résidents au Liban : tensions sur la liquidité et...
La semaine du 8 mai 2025 a vu une contraction brutale des dépôts bancaires résidents au Liban, de plus de 17 000 milliards LL. Les retraits massifs en devises et en livres traduisent une défiance persistante envers le secteur bancaire. Ce phénomène alimente une baisse de l’agrégat M4 et un renchérissement du taux interbancaire à 100 %, dans un climat de liquidité extrêmement tendu. Les banques libanaises restent piégées dans une spirale de survie.
Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations...
Le 28 mai 2025, une délégation du FMI se rendra à Beyrouth pour relancer les négociations autour d’un programme de réformes économiques. L’enjeu : vérifier si le Liban est prêt à remplir les conditions nécessaires à un accord. Mais l’absence de président, l’absence de budget adopté et l’inertie législative freinent toute avancée. Une impasse supplémentaire bloquerait l’accès aux financements internationaux et plongerait davantage le pays dans l’isolement économique.
Les dépôts en dollars frais augmentent au Liban, malgré une stabilité globale du secteur...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en "dollars frais" ont progressé de 500 millions USD, malgré une stabilité globale des dépôts en devises. Ce mouvement reflète un regain de confiance partiel dans certaines banques, tandis que les anciens "lollars" continuent d’être réglés. Dans un contexte de liquidité étrangère en hausse mais de fonds propres en déclin, le secteur bancaire libanais reste structurellement affaibli et toujours en attente d’une restructuration complète.
Le nombre de cartes de paiement au Liban tombe à 1,8 million en septembre...
Le Liban comptait seulement 1,8 million de cartes de paiement actives en septembre 2024, contre 3,1 millions en 2019. Cette chute résulte de la contraction du crédit, de la perte de confiance dans les banques, et du recul des paiements électroniques. Les cartes de crédit ne représentent plus que 104 000 unités. L’économie se recentre sur le cash, avec des conséquences négatives sur la traçabilité, la fiscalité et l’innovation financière.
L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?
L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.
Les dépôts du secteur privé atteignent 88,7 milliards USD à fin mars 2025
Les dépôts du secteur privé au Liban ont atteint 88,7 milliards USD à fin mars 2025, en légère hausse de 1,6 % sur un an. La dollarisation reste très élevée (74,5 %), traduisant une défiance persistante envers la livre libanaise. Malgré cette stabilité apparente, le crédit bancaire reste gelé, les banques limitant leurs activités à la gestion de liquidités. L’absence de réforme structurelle empêche tout retour d’un cycle financier normal.















