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Les dépôts en dollars frais augmentent au Liban, malgré une stabilité globale du secteur...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en "dollars frais" ont progressé de 500 millions USD, malgré une stabilité globale des dépôts en devises. Ce mouvement reflète un regain de confiance partiel dans certaines banques, tandis que les anciens "lollars" continuent d’être réglés. Dans un contexte de liquidité étrangère en hausse mais de fonds propres en déclin, le secteur bancaire libanais reste structurellement affaibli et toujours en attente d’une restructuration complète.
Le nombre de cartes de paiement au Liban tombe à 1,8 million en septembre...
Le Liban comptait seulement 1,8 million de cartes de paiement actives en septembre 2024, contre 3,1 millions en 2019. Cette chute résulte de la contraction du crédit, de la perte de confiance dans les banques, et du recul des paiements électroniques. Les cartes de crédit ne représentent plus que 104 000 unités. L’économie se recentre sur le cash, avec des conséquences négatives sur la traçabilité, la fiscalité et l’innovation financière.
L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?
L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.
Les dépôts du secteur privé atteignent 88,7 milliards USD à fin mars 2025
Les dépôts du secteur privé au Liban ont atteint 88,7 milliards USD à fin mars 2025, en légère hausse de 1,6 % sur un an. La dollarisation reste très élevée (74,5 %), traduisant une défiance persistante envers la livre libanaise. Malgré cette stabilité apparente, le crédit bancaire reste gelé, les banques limitant leurs activités à la gestion de liquidités. L’absence de réforme structurelle empêche tout retour d’un cycle financier normal.
Le Liban classé 13ᵉ sur 16 pays arabes en inclusion financière selon l’ESCWA
Le Liban se classe 13ᵉ sur 16 pays arabes en matière d’inclusion financière selon l’ESCWA, avec un score de 32,5 sur 100. Ce recul s’explique par l’effondrement du secteur bancaire, la disparition des instruments de paiement, et l’absence de régulation pour les services financiers numériques. Moins de 25 % de la population dispose aujourd’hui d’un compte bancaire, et l’infrastructure reste inadaptée aux besoins des populations vulnérables ou rurales.
Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des...
En 2025, les banques libanaises détiennent 93 milliards USD d’actifs mais n’accordent plus que 4,2 % de crédit. Ce système bancaire devenu inopérant agit comme un poids mort sur l’économie. Les liquidités sont stérilisées, la dollarisation bloque toute relance et la fonction d’intermédiation est éteinte. En l’absence de réforme, le secteur bancaire empêche toute reconstruction macroéconomique.
Liban : la dollarisation, solution d’urgence ou piège à long terme ?
Au Liban, la dollarisation s’est imposée comme un fait accompli. Alors que la livre libanaise s’effondre, les transactions en dollars se généralisent. Ce phénomène, qui s’étend à tous les secteurs de l’économie, reflète autant une tentative de survie face à la dépréciation monétaire qu’un révélateur profond des failles structurelles du pays. Enquête sur une économie de plus en plus dollarisée, entre remède temporaire et risque d’enlisement.
Budget 2025 : austérité sans vision et fracture politique au Parlement
Le projet de budget 2025 libanais repose sur une hausse des impôts indirects sans stratégie de croissance. Le Parlement débat d’un texte accusé de reconduire l’austérité, sans réforme de l’administration ni redéploiement des dépenses vers les services essentiels. L’investissement public reste historiquement bas, et aucun plan ne traite la dette de la CNSS ou les pertes de la Banque du Liban. Les marges budgétaires sont limitées, faute d’accords internationaux ou de financements extérieurs.
La masse monétaire M2 au Liban progresse de 20,5 % au premier trimestre 2025,...
La masse monétaire M2 a progressé de 20,5 % au Liban au premier trimestre 2025, atteignant 308 742 milliards LBP. Cette hausse s’explique par l’augmentation des dépôts à terme et à vue en livres. Les agrégats M1 à M4 révèlent une liquidité croissante, mais sans transmission vers le crédit. La dollarisation persistante, l’atonie du système bancaire et l’absence de crédit limitent l’effet économique de cette expansion monétaire.
La levée partielle des sanctions américaines sur la Syrie provoque une détente immédiate sur...
La levée partielle des sanctions américaines sur la Syrie a provoqué un rebond des eurobonds libanais (+2 à 3 points) et un regain de dépôts et d’échanges boursiers. Mais cette détente reste psychologique : aucun moteur économique durable n’a émergé. Le marché réagit à l’annonce, pas aux fondamentaux. Sans réformes, budget ou plan de restructuration, cette dynamique reste transitoire.
Les réserves en or propulsent les actifs extérieurs nets du Liban à un sommet...
Les actifs extérieurs nets du secteur financier libanais ont augmenté de 5,37 milliards USD au premier trimestre 2025, principalement en raison de la revalorisation des réserves d’or de la Banque du Liban et d’un changement de méthodologie comptable. Cette amélioration spectaculaire masque toutefois une réalité persistante : l’économie reste sous pression, les banques sous capitalisées, et aucun programme d’aide du FMI n’a été enclenché faute de réformes structurelles concrètes.
Rapport Économique : Analyse de l’impact potentiel d’une mesure rétroactive sur les prêts bancaires...
La proposition de Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, visant à exiger des emprunteurs le paiement rétroactif de la différence entre les remboursements de prêts à 1 500 LL/USD et le taux actuel (90 000 LL/USD), pourrait générer 15 à 20 milliards USD. Cependant, dans une économie en crise (PIB -39,9 %, pauvreté 80 %), cette mesure aggraverait l’insolvabilité, augmenterait les défauts (80-90 % des prêts), et freinerait la reprise, tout en violant la non-rétroactivité des lois.
La Banque du Liban distingue pertes bancaires et dette d’État, selon Al Akhbar
Lors de sa première réunion avec l’Association des banques, le gouverneur Karim Souaid a dissocié clairement les pertes du secteur bancaire de la dette souveraine de l’État. Il a annoncé un plan de réduction des dépôts via le réexamen des intérêts versés et l’augmentation contrôlée du plafond de retraits pour soutenir les ménages. Chaque établissement devra satisfaire aux critères de capitalisation et de liquidité fixés par la Banque du Liban, sous peine de ne plus pouvoir « vivre » dans le nouveau cadre prudentiel.
Balance des paiements : le Liban affiche un excédent net inédit de 5,4 milliards...
La balance des paiements du Liban enregistre un excédent record de 5,4 milliards USD en mars 2025, contre un déficit de 1,6 milliard USD un an plus tôt. Ce redressement apparent résulte principalement d'une revalorisation de l'or détenu par la Banque du Liban, sans flux réel de capitaux entrants. L’absence de transformation productive et la concentration de cette amélioration sur un seul actif soulèvent des doutes sérieux sur sa durabilité.















