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Joseph Aoun défend la santé financière du Liban : retour à la stabilité ou illusion politique ?
Le président Joseph Aoun affirme que « le Liban n’est pas en faillite », insistant sur la richesse humaine et la diaspora comme piliers du redressement. Mais derrière ce discours optimiste, la réalité économique reste sombre : dette massive, inflation, pauvreté et réformes bloquées alimentent le doute sur un retour à la stabilité.
Liban : le procureur financier ordonne le rapatriement des fonds transférés à l’étranger
Le procureur financier libanais Maher Cheaïto a ordonné le 14 août 2025 le rapatriement des fonds transférés illégalement à l’étranger depuis 2019, visant banquiers et personnalités politiques. Cette décision repose sur des enquêtes liées au blanchiment d’argent et au détournement de dépôts. Elle impose le retour des capitaux dans un délai de deux mois, dans l’espoir de combler un déficit bancaire évalué à 80 milliards de dollars et de restaurer une part de liquidité.
Edito: Le Liban n’est pas en faillite ? Ah, si seulement la réalité était...
Le président Joseph Aoun refuse de qualifier le Liban de « failli », préférant parler d’un pays « volé ». Derrière cette rhétorique, la réalité est implacable : dette impayable, effondrement économique, schéma de Ponzi bancaire et dépôts gelés. De la protection des banques en 2019-2020 à la nomination de Karim Souaid, Aoun maintient pour le moment un système qui préserve les élites financières tout en laissant les Libanais sans justice ni restitution. Il faut des réformes profondes et sérieuses qui ne peuvent que contrevenir aux intérêts des parties prenantes qui le soutiennent aujourd'hui
Revue de presse du 11/08/25: Tensions au Sud, six soldats tués et responsabilités disputées
La situation au Liban reste dominée par le bras de fer autour du désarmement, les tensions politiques et les pressions diplomatiques internationales. L’armée, soutenue par le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, fait face à un contexte sécuritaire fragile après l’explosion meurtrière de Majdal Zoun. Entre réformes économiques exigées par le FMI, enquêtes judiciaires sensibles et difficultés sociales croissantes, la stabilité du pays dépend d’équilibres précaires au niveau interne et régional.
Réformes bancaires au Liban : entre injonctions du FMI et blocages politiques
Le Liban tente de relancer ses réformes économiques avec deux lois majeures : la restructuration des banques et la gestion de la « gap financière ». Ces textes visent à réorganiser le secteur financier et répondre aux conditions du FMI. Mais le processus se heurte à des résistances parlementaires fortes, des intérêts clientélistes et une lenteur chronique qui freinent toute perspective de redressement durable.
Audit, capitaux et régulation : le Liban face au piège de la conditionnalité internationale
Le Liban négocie un nouveau cadre de conditionnalité économique avec ses partenaires. Au cœur des discussions : un comité de régulation financière, une loi sur les capitaux, et l’audit complet de la Banque du Liban. Ces réformes, exigées en échange d’un soutien international, se heurtent à des résistances internes. Le rôle du gouverneur Karim Souaid et les retards dans la transparence bancaire ravivent les tensions politiques et sociales.
Souaïd tourne la page Lazard et épouse la ligne des banques
Wassim Souaïd enterre le plan Lazard, pourtant mandaté par le gouvernement, et promet un nouvel audit confié à un cabinet étranger. Les banques saluent la manœuvre : aucune décote des dépôts n’est actée. En parallèle, la Banque centrale distribue 2,6 milliards $ issus de réserves que les comptes publics comptent déjà. Les déposants gagnent une miette, les réserves nettes restent négatives et le FMI attend toujours une loi de répartition des pertes.
Electricité du Liban affiche 55,2 millions USD de pertes opérationnelles en février 2025, avec...
Electricité du Liban a affiché 55,2 millions USD de pertes en février 2025. Sa production a chuté de 17 %, et son taux de recouvrement est tombé à 17,1 %. Subventionnée par le Trésor, EDL ne couvre qu’une part marginale des besoins électriques du pays. Faute de réforme, elle pèse lourdement sur les finances publiques. Les institutions internationales pointent son inefficacité comme un obstacle majeur à toute relance économique viable.
Le Liban enregistre un excédent réel de 1,2 milliard USD au T1 2025 dans...
La balance des paiements libanaise affiche un excédent nominal de 5,4 milliards USD au T1 2025, mais 4,2 milliards proviennent de la revalorisation comptable de l’or. Le solde réel s’établit à 1,2 milliard USD, principalement alimenté par les transferts privés. Ce chiffre masque une économie toujours fragile, sans redressement structurel. Le besoin d’un cadre macroéconomique crédible reste urgent pour consolider les équilibres extérieurs.
Le portefeuille d’euro-obligations libanaises atteint 2,3 milliards USD au T1 2025, stimulé par la...
Le portefeuille d’euro-obligations libanaises atteint 2,3 milliards USD au T1 2025, porté par une vague d’achats spéculatifs de fonds vautours. Ces investisseurs étrangers contrôlent près de la moitié des titres, alors que le Liban reste sans plan de restructuration officiel. La valorisation du marché secondaire masque une situation de défaut non résolu, exposant les banques et les finances publiques à de lourds risques juridiques et financiers dans les mois à venir.
Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec...
Le marché des euro-obligations libanaises reste figé à 17,2 cents par dollar, malgré un rebond de +187 % depuis septembre 2024. Cette inertie reflète une attente tendue d’un accord avec le FMI et d’un cadre clair de restructuration. Les investisseurs internationaux se tiennent à l’écart en raison d’un manque de réformes concrètes, alors que les prix actuels intègrent déjà un optimisme fragile. Sans percée institutionnelle, le risque de rechute demeure.
Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations...
Le 28 mai 2025, une délégation du FMI se rendra à Beyrouth pour relancer les négociations autour d’un programme de réformes économiques. L’enjeu : vérifier si le Liban est prêt à remplir les conditions nécessaires à un accord. Mais l’absence de président, l’absence de budget adopté et l’inertie législative freinent toute avancée. Une impasse supplémentaire bloquerait l’accès aux financements internationaux et plongerait davantage le pays dans l’isolement économique.
L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?
L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.
Le secteur bancaire libanais en 2025 selon Fitch Solutions : un système figé entre...
Selon Fitch Solutions, le système bancaire libanais conserve 78 % de ses actifs en liquidités mais n'accorde que 4,2 % en crédits. L’exposition au risque souverain et l’absence de régulation crédible compromettent toute fonction économique. Les dépôts sont instables, la dollarisation incontrôlée et le blocage politique empêche toute réforme. La digitalisation progresse mais ne suffit pas à masquer la paralysie d’un secteur devenu inopérant.















