Actualites et analyses sur FMI
L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?
L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.
Le secteur bancaire libanais en 2025 selon Fitch Solutions : un système figé entre...
Selon Fitch Solutions, le système bancaire libanais conserve 78 % de ses actifs en liquidités mais n'accorde que 4,2 % en crédits. L’exposition au risque souverain et l’absence de régulation crédible compromettent toute fonction économique. Les dépôts sont instables, la dollarisation incontrôlée et le blocage politique empêche toute réforme. La digitalisation progresse mais ne suffit pas à masquer la paralysie d’un secteur devenu inopérant.
Revue de presse du 22/05/25: Escalade israélienne au Sud et tensions régionales autour du...
L’escalade au Sud et la visite de Mahmoud Abbas dominent l’actualité libanaise, sur fond de recomposition politique locale et de tensions diplomatiques régionales. Le scrutin municipal redéfinit l’équilibre sunnite, tandis que l’économie reste paralysée par l’absence d’accord avec le FMI. La justice peine à traiter les grands dossiers, et les services sociaux s’effondrent. Face à l’inaction de l’État, des formes de solidarité communautaire émergent. Le Liban reste au cœur d’enjeux géopolitiques majeurs.
Les réserves en or propulsent les actifs extérieurs nets du Liban à un sommet...
Les actifs extérieurs nets du secteur financier libanais ont augmenté de 5,37 milliards USD au premier trimestre 2025, principalement en raison de la revalorisation des réserves d’or de la Banque du Liban et d’un changement de méthodologie comptable. Cette amélioration spectaculaire masque toutefois une réalité persistante : l’économie reste sous pression, les banques sous capitalisées, et aucun programme d’aide du FMI n’a été enclenché faute de réformes structurelles concrètes.
Rapport Économique : Analyse de l’impact potentiel d’une mesure rétroactive sur les prêts bancaires...
La proposition de Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, visant à exiger des emprunteurs le paiement rétroactif de la différence entre les remboursements de prêts à 1 500 LL/USD et le taux actuel (90 000 LL/USD), pourrait générer 15 à 20 milliards USD. Cependant, dans une économie en crise (PIB -39,9 %, pauvreté 80 %), cette mesure aggraverait l’insolvabilité, augmenterait les défauts (80-90 % des prêts), et freinerait la reprise, tout en violant la non-rétroactivité des lois.
Inflation en dollars au Liban : Anatomie d’un dérèglement prolongé
Depuis la stabilisation du taux de change, les prix au Liban continuent pourtant d’augmenter… en dollars. Loin d’être résiduelle, cette inflation reflète une économie disloquée, sans régulation, dominée par les monopoles, les flux informels et une anticipation constante du chaos. Même les biens locaux suivent une logique de survie tarifaire. Le Liban vit aujourd’hui une inflation structurelle en devise étrangère, symptôme d’une perte de souveraineté économique sans précédent.
Balance des paiements : le Liban affiche un excédent net inédit de 5,4 milliards...
La balance des paiements du Liban enregistre un excédent record de 5,4 milliards USD en mars 2025, contre un déficit de 1,6 milliard USD un an plus tôt. Ce redressement apparent résulte principalement d'une revalorisation de l'or détenu par la Banque du Liban, sans flux réel de capitaux entrants. L’absence de transformation productive et la concentration de cette amélioration sur un seul actif soulèvent des doutes sérieux sur sa durabilité.
Revue de presse du 10/05/25: Montée des tensions autour du Liban et affrontements politiques...
: Les journaux du 10 mai 2025 couvrent les tensions militaires croissantes autour du Liban, les affrontements internes sur les réformes, les pressions diplomatiques, la montée des conflits régionaux et l’aggravation de la situation économique. Joseph Aoun tente de préserver l’équilibre national face à l’impasse institutionnelle. Les positions internationales sur Gaza, le Yémen et le Cachemire structurent un contexte diplomatique instable. Le FMI et les bailleurs conditionnent leur soutien à des réformes toujours ajournées.
Restructuration bancaire au Liban : un plan floue présenté à la communauté internationale
La Banque du Liban soumet un projet de restructuration du secteur bancaire à divers acteurs nationaux et internationaux. Le texte prévoit la protection des dépôts de petite taille, une recapitalisation progressive des banques et la reprise du crédit. Le plan est conditionné à des lois à adopter par le Parlement et à la supervision du FMI. Aucun montant chiffré n’est encore précisé sur les pertes du secteur ou leur traitement comptable.
Les réserves en devises de la BDL progressent de 900 millions USD depuis le...
Les réserves de devises de la Banque du Liban ont augmenté de 900 millions USD depuis janvier 2025, atteignant 9,68 milliards USD fin avril. Cette hausse est liée à la baisse des ventes via la plateforme Sayrafa, à l’entrée de fonds humanitaires et à la modération du taux de change parallèle.
Le Liban anticipe une croissance de 4,7 % en 2025 malgré un contexte interne...
#ECO: La Banque mondiale et le FMI prévoient une croissance de 4,7 % pour l'économie libanaise en 2025, marquant une reprise après plusieurs années de récession. Cette projection repose sur la stabilité du taux de change, la relance du tourisme et l’augmentation des transferts de la diaspora. Toutefois, les risques restent nombreux, notamment l’instabilité politique, l’absence de réformes structurelles et la faible base industrielle.
Ibrahim Kanaan convoque une session sur la restructuration bancaire au Liban
Le député Ibrahim Kanaan, président de la commission des Finances et du Budget, convoque une session pour examiner le projet de loi n°193 sur la restructuration des banques libanaises.
Le déficit commercial du Liban atteint 14,2 milliards de dollars en 2024 sous l’effet...
#DEFICIT: En 2024, le Liban a affiché un déficit commercial de 14,2 milliards de dollars, soit 50 % du PIB, malgré une baisse de 3,5 % des importations et de 9,6 % des exportations. Les ventes de bijoux et produits électriques ont chuté, tandis que les produits alimentaires ont progressé. La balance commerciale reste affectée par la guerre, les contraintes logistiques et la faible compétitivité de l’offre exportable.
Le secret bancaire libanais à l’épreuve du droit comparé : vers une convergence internationale...
En assouplissant son secret bancaire le 24 avril 2025, le Liban tente de rejoindre les standards internationaux en matière de transparence financière. Comparé aux modèles suisses, français ou régionaux, ce changement reste limité par l’absence d’accords d’échange d’informations et de garanties institutionnelles solides. La réforme marque un tournant juridique, mais son impact dépendra de sa mise en œuvre, de la coopération bancaire, et d’une transformation plus large du système judiciaire et fiscal.















