Communiqué: Malgré l’état d’urgence, Tania Kassis chante l’espoir à Bruxelles

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Tania Kassis, chanteuse de renommée internationale qui défend dans ses chansons la diversité culturelle et le dialogue, s’est produite devant la communauté internationale de Bruxelles malgré la menace terroriste qui pèse sur la ville.

De nombreuses personnalités du monde diplomatique, des lettres et des arts ont répondu présent au concert organisé par la Fondation Boghossian présidée par Mr Jean Boghossian, fervent défenseur du dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident.

« Lorsque nous avons choisi, avec Monsieur Rami Mortada, ambassadeur du Liban, d’organiser ce concert pour célébrer le 72ème anniversaire de l’indépendance du Liban, nous ne mesurions pas à quel point l’actualité dramatique de ces dernières semaines allait donner à cette soirée tout son sens » précise Jean Boghossian. « Nous avons hésité à annuler le concert mais avons choisi de ne pas céder à la terreur. Si on le faisait ils auraient gagné. Continuer à vivre même avec l’acceptation du risque est la seule réponse à ces assassins, c’est notre manière de résister.

L’audience est venue nombreuse participer à cet élan de solidarité lancé par la Fondation et l’Ambassadeur. On a remarqué la présence d’ambassadeurs de plusieurs pays et de l’Union Européenne, ainsi que l’ancienne ambassadrice de l’UE au Liban Angelina Eichhorst et l’ancien ambassadeur de Belgique au Liban Johan Verkammen et son épouse, très heureux de retrouver Tania Kassis dont ils ont toujours admiré le talent.

La Voix de la Paix

« En ces temps violents et troublés, où le repli sur soi tend à s’intensifier, où la peur de la guerre nous habite, Tania Kassis nous propose une réponse artistique éclatante à nos peurs en mettant son immense talent au service de ce dialogue entre les cultures. Elle crée des ponts là où le langage échoue. Son Ave Maria Islamo-chrétien en est la plus belle illustration. Un moment d’harmonie et de grâce qui nous raconte que la paix est possible » souligne Jean Boghossian.

Tania a débuté son concert en rendant hommage à la Belgique, qui traverse des moments difficiles, par une reprise de la célèbre chanson de Jacques Brel qui dit « rêver un impossible rêve pour atteindre l’inaccessible étoile »… l’étoile de la coexistence et de la tolérance !

Le multiculturalisme était à l’honneur avec un répertoire varié en anglais, en français, en arabe et en espagnol. En effet, par ses chansons qui allient admirablement l’Orient et l’Occident, elle a sait traverser avec sa voix envoûtante les frontières du langage, de la religion et des cultures.

De Beyrouth à Bruxelles, elle a chanté son amour pour le Liban, à travers ses succès comme « Trabak Ya Lebnan » composée pour elle par Elias Rahbani ainsi que « Watani » pour laquelle elle a récemment reçu un Murex d’Or en tant que Meilleure Chanson Patriotique de l’année, de même son fameux « AVE MARIA Islamo-Chrétien » qu’elle dédia aux victimes des récents attentats après avoir fait observer une minute de silence.

L’audience a été très émue par son interprétation de « Jerusalem » accompagnée d’images de la ville sainte où elle espère voir bientôt « réuni dans un emblème l’étoile, la croix et le croissant » mais aussi par sa nouvelle chanson « Cette Terre Est Pour Nous Tous » dont elle a chanté un passage a capella en exclusivité, avant de l’enregistrer la semaine prochaine en plusieurs langues avec l’Orchestre Philharmonique de Kiev et en collaboration avec les Nations Unis !

La clôture du concert s’est faite sur l’air de plusieurs mélodies du terroir libanais reprisent par le public avec un enthousiasme communicatif et beaucoup de nostalgie.


La Fondation Boghossian, message de dialogue entre l’Orient et l’Occident

La Fondation Boghossian a été créée pour proposer une alternative humaniste à la désolation du monde, pour tenter d’anticiper ce qui se produit aujourd’hui…

« Comme certains d’entre vous, l’histoire de mon peuple est marquée par un génocide et je viens d’un pays qui a connu la guerre. Je suis habité par la conscience de ce qu’un conflit engendre. Mais j’ai toujours eu à l’esprit que l’histoire nous a appris que les pires ennemis peuvent faire la paix : la France et l’Allemagne, ennemis pendant 150 ans, qui ont dû passer par deux guerres mondiales avant de construire l’Europe ensemble. Comment éviter de vivre l’insoutenable ? Pourquoi encore attendre si longtemps et avec beaucoup de morts pour faire la paix dans notre région du Moyen-Orient ? Les événements de ces 2 semaines nous confirment que les seules réponses valables au terrorisme et à l’obscurantisme  sont le pacifisme, la communication et l’ouverture à l’autre, la tolérance et l’acceptation de la diversité » précise Jean Boghossian.

C’est la raison pour laquelle la Fondation Boghossian qui œuvre depuis plus de vingt ans avec ses projets sociaux et culturels, et qui a ouvert il y a cinq ans la Villa Empain ayant pour vocation d’être un Centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident, propose une lumière de paix dans ce monde parfois obscur et turbulent.

“Art is the answer!” Conclu Jean Boghossian.

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