L'artiste Hatem Imam (courtesy Letitia Gallery)
L'artiste Hatem Imam (courtesy Letitia Gallery)

Le vernissage de l’exposition “Threshold” de l’artiste Hatem Imam sous le commissariat d’Amanda Abi Khalil, s’est tenu à Letitia Gallery en présence de l’artiste.

Pour cette première exposition personnelle de l’artiste au Liban, les œuvres exposées ont été spécialement commandées dans l’objectif de composer une installation in situ, spécifique à l’espace de la galerie.

La pratique artistique de Hatem Imam questionne la façon dont nous employons la représentation pour inculquer un sentiment d’appartenance ou de propriété à des espaces physiques et sociaux, au travers d’enquêtes visuelles couvrant plusieurs médias auxquels s’ajoutent récemment les techniques de gravures traditionnelles.

“Threshold”  propose d’élargir le débat sur le cadre et les processus inhérents au concept de représentation dans l’art – un sujet qui a nourri des arguments significatifs dans les domaines de la théorie de l’art et de la philosophie. L’espace de la galerie – cadre virtuel et lieu de pouvoir au sein de la structure du monde de l’art, détermine et transforme nos façons devoir et de percevoir l’art.

L’artiste propose une réflexion sur l’espace de la galerie en tant que dispositif d’encadrement à la fois physique et social dans le paysage du monde de l’art et plus précisément dans le champ de l’art. Utilisant des techniques de gravure et de monotype, l’exposition présente une série de plaques gravées et d’estampes,simultanément le support et l’impression.

De l’extérieur, l’exposition ressemble à une composition abstraite constituée de différentes surfaces, textures et matériaux suspendus comme des cadres depuis le plafond ou posés au sol. Le spectateur est invité à entrer dans la galerie et à franchir une frontière physique matérialisée par une intervention subtile à l’intérieur de l’espace, illustrant ainsi les seuils sociaux et économiques représentés par la galerie.

En prolongeant la pratique artistique de Hatem Imam qui galvanise notre position vis-à-vis du monde, de la ville, des paysages, des rêves et des imaginaires projetés ou rêvés, Threshold est conçue comme une installation immersive de points de vue encadrés chevauchant les perceptions de la représentation. Les œuvres s’articulent autour des limites et des frontières entre intérieur et extérieur, abstraction et figuration, détails à la loupe et paysages étendus, éraflés ou superposés sur des surfaces aux échelles, formes et matériaux divers : métal, pierre, papier et plastique.

Dans Vicarious Dreams (Rêves par procuration)(2010), une série antérieure de gravures de l’artiste basée sur des photographies de fouilles sur des chantiers de construction à Beyrouth, la notion d’un seuil physique et social est explorée au-delà de la dichotomie dessus/dessous explorée dans Threshold ; comme un rappel du seuil immatériel qui façonne notre vision du monde : l’horizon.

L’exposition s’accompagne d’une publication, née de la collaboration entre l’artiste et la commissaire, qui fera partie de l’installation.

Hatem Imam: «De la même manière que l’ouverture d’une camera ou d’une fenêtre donnant sur une vue, l’espace de la galerie est un dispositif de cadrage artificiel à travers lequel nous voyons le monde, ou cette partie du monde que nous estimons digne de notre vision.»

À propos de l’artiste, Hatem Imam

Hatem Imam (né en 1978 à Saïda, au Liban) est un artiste plasticien. Il est titulaire d’une licence en Design Graphique de l’Université Américaine de Beyrouth (AUB)et d’une maîtrise en Beaux-Arts de l’Université des Arts Créatifs de Canterbury, au Royaume-Uni. Il est membre du collectif d’artistes Atfal Ahdath,cofondateur et directeur créatif du Studio Safar, rédacteur en chef du Journal Safar, cofondateur de la revue de BD Samandal et directeur artistique du label Annihaya. Il enseigne au département d’Architecture et de Design Graphique de l’AUB depuis 2007.

Plus récemment, Hatem Imam a participé à une résidence d’artiste au Centre de gravure Frans Masareel de Kasterlee, en Belgique (2017), consacrée à la gravure et aux pratiques artistiques contemporaines, explorant les possibilités d’applications graphiques telles que la gravure et les techniques de pointe sèche. Il a également reçu une commande de la part de la Temporary Art Platform pour la création d’une œuvre  in-situ pour le Centre Médical de l’Université Américaine de Beyrouth, nouvellement construit.

Ses travaux ont été édités dans des publications indépendantes et exposés localement et internationalement.

Parmi ses expositions figurent Infinite Landscape, une présentation solo à la galerie Ravenstein de Bozar,Bruxelles (2017), Brazil, une intervention in-situ pour La Vitrine, Beirut Art Residency (2017), Short run Seattle, une exposition de groupe chez Fantagraphics Librar, Seattle (2016), The city in the city à la galerie jumelle du Musée Sursock,Beyrouth (2015), œuvres conversationnelles dans le cadre d’une exposition degroupe à la galerie Art & Essai, Rennes (2013), Take me to this place avec Atfal Ahdath au Mori Art Museum, Tokyo(2012), Vicarious Dreams, Sharjah Biennial X (2011), Exposition au Beirut Art Center (2010).

À propos de la commissaire, Amanda Abi Khalil

AmandaAbi Khalil (née en 1985 à Beyrouth, Liban) est une commissaire d’exposition indépendante basée à Beyrouth.

Elle a axé ses projets de commissariat sur des pratiques artistiques socialement engagées. Elle est la fondatrice de Temporary Art Platform, une plateforme de commissariat d’art qui vise à orienter le discours artistique vers des préoccupations sociales et contextuelles au Liban au moyen de résidences, de projets de recherche et de commandes.

Parmi ses derniers projets, on peut citer Mathaf Mathaf/Chou Hayda, une commande à l’artiste Annabel Daou pour le Musée National de Beyrouth (2018), Art at AUBMC, commandes d’art public pour le Centre Médical de l’Université Américaine de Beyrouth (2018), Works on Paper, une série de douze commandes pour les quotidiens libanais (2015).

Ses dernières expositions en tant que commissaire incluent Kurz/Dust (co-commissariat avec Anna Ptak) au Centre pour les Arts Contemporains du Château Ujazdowski, Varsovie (2015), White Cube Literally, on formand convention of display, Galerie Isabelle van den Eynde, Dubaï (2016), When all seemingly stands still,GreyNoise, Dubaï (2015), et Simple past,Perfect Futures au CENTQUATRE, Paris(2014).

En2018, elle a été commissaire en résidence à la Delfina Foundation, à Londres; Inclusartiz, Rio de Janeiro et lauréate de la résidence Jane Farver 2018 àl’ISCP, New York. En 2016, elle a été nominée pour le prix Independent Curatorial Vision de l’ICI. Elle a dirigé des programmes variés et participé à divers comités de sélection avec des institutions telles que Art Basel, la FIAC, Art Dubai, le Fonds arabe pour les arts et la culture, la Fondation Saradar, le Beirut Art Center, le Musée d’Art de Beyrouth, Al Serkal,Kunsthall Bergen, Kunsthall Stavanger et la Fondation Ricard.

Amanda Abi Khalil était la commissaire du Hangar (Umam D&R), Haret Hreik et a travaillé au sein d’institutions d’art comme le CENTQUATRE, à Paris. Elle enseigne à l’Académie Libanaise des Beaux-Arts (ALBA) et à l’Université Saint Joseph (USJ) à Beyrouth.

À propos de Letitia Gallery

Letitia Gallery est une galerie d’art contemporain à Beyrouth dont l’objectif est d’encourager l’engagement en faveur de l’art contemporain au Liban, à travers la mise en contexte d’artistes locaux et internationaux et de leurs œuvres dans l’environnement artistique global. Sous la direction d’Annie Vartivarian, la galerie s’appuie sur une philosophie collaborative et travaille en liaison étroite avec d’éminents commissaires internationaux pour développer des projets visant à soutenir la création des artistes des régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Elle présente également des artistes internationaux au Liban dans le cadre d’un programme de quatre à cinq expositions par an. Letitia Gallery offre au public local et aux visiteurs internationaux la possibilité de découvrir des artistes du monde entier et de mieux comprendre la portée de leur pratique à travers un programme public comprenant des conférences, des projets hors site, des commandes d’œuvres ainsi que le soutien des initiatives culturelles au Liban et dans la région.

 L’exposition se poursuit jusqu’au Samedi 19 Janvier 2019

Letitia Gallery, Immeuble Tour de Saroula, Hamra, Beyrouth

Horaires d’ouverture: Du Lundi au Vendredi de 10h à 18h

Jeudi de 10h à 21h

Samedi de 10h à 15h

www.letitiagallerybeirut.com

Facebook: LetitiaBeirut

Instagram: LetitiaBeirut

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