Après son échec à faire passer la loi d’amnistie ce mardi, le Président de la Chambre des Députés, Nabih Berri a appelé les comités interparlementaires à se réunir mercredi prochain, en vue de ré-examiner le projet de loi.

Ce projet controversé a déjà connu 2 échecs, l’un en octobre dernier quand il devait être initialement examiné par le Parlement. Cependant, les manifestations autour de l’assemblée avaient empêché à ce qu’un quorum puisse être réuni, avant un nouvel échec ce mardi devant les parlementaires.

Et pour cause, de nombreuses catégories de personnes bénéficiant de cette amnistie provoquent un vif débat, au sein de la population mais également de la classe politique elle-même.

Ainsi, la loi d’amnistie est le fruit d’un compromis entre partis politiques, le Hezbollah et Amal ayant inclus les personnes liées à des trafics de drogue ou de voiture, le Courant du Futur ayant réussi à imposer dans le texte, la libération d’islamistes coupables d’actes terroristes contre l’Armée Libanaise et en général, un volet concernant des personnes liées à des crimes financiers et notamment à des détournements de fonds publics. Ils ont reçu hier le soutien du Mufti de la République Abdel Latif Derian qui appelait à l’adoption le plus rapidement possible du texte en vue de libérer les islamises.

Quant au Courant Patriotique Libre, il estime que cette loi ne devrait pas aller dans le sens d’une amnistie générale des personnes ayant commis des actes terroristes ou ayant détournés des fonds publics.

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