Source : Tol3it Rihetkoum
Source : Tol3it Rihetkoum

Les accrochages entre la Police anti-émeute et les manifestants ont repris ce dimanche en début de soirée au niveau de la place Riad Solh à Beyrouth, alors que des infiltrés se sont mis à jeter des bouteilles d’eau contre le cordon sécuritaire et à dégager les fils barbelés séparant la foule des forces de l’ordre. De sources médiatiques, ils auraient même brûlé un pneu qu’ils auraient jeté contre les forces de l’ordre. Les manifestants ont été aspergés par les canons à eau, et les policiers se sont rués contre eux à coups de matraques.

Selon le collectif organisateur de la manifestation Tol3it Rihektoum, ces intrus viennent de la région de Khandaq al Ghamiq et appartiennent au mouvement Amal présidé par le president de la Chambre Nabih Berri.

Ces incidents se sont déroulés alors qu’un des membres organisateurs du collectif Tol3it Rihetkoum, Tarek Mallah, lisait le communiqué à l’issue de la deuxième journée de manifestations à Beyrouth. Ce dernier a confirmé la présence d’intrus infiltré au sein du rassemblement, et a appelé tous les manifestants à dénoncer et arrêter, s’ils le peuvent, tout individu suspect tentant de provoquer des affronts entre la foule et les forces de l’ordre.

Ces violences, pour le moment moins vives que celles d’hier qui étaient scandées par des tirs directs, ont eu lieu alors que les FSI ont publié aujourd’hui un communiqué appelant les manifestants à faire preuve de responsabilité préserver le caractère pacifique de leur mouvement de protestation :

« La direction générale des FSI assure son respect au droit des citoyens à la liberté d’expression et aux manifestations pacifiques et, dans ce cadre, les FSI œuvrent pour la protection des manifestants et pour leur fournir les conditions adéquates à leur mouvement. Cependant, et dans le cadre de leur mission de sauvegarder la sécurité, elles sont responsables de la protection des institutions officielles en toutes circonstances, par les moyens légaux, afin d’empêcher toute atteinte aux sièges des pouvoirs législatif et exécutif, ainsi qu’aux propriétés privées (…). Par la suite, la direction générale exhorte les manifestants à être responsables et à ne par ternir l’image de leur mouvement pacifique ».