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« Je n’étais pas «un déambulant approbatif», .. mais je déambulais, et j’ai rencontré, un jour, le théâtre et la poésie comme Claudel a vu la lumière une nuit de Noël. » Fabrice Luchini.

La préoccupation consiste à cogiter pour trouver..Cependant, le monde déambule d’un oeil absent ou inquiet avec les poing serrés. La tendance indique la persistance du sale temps. Les contextes refuges sûrs et cléments présentent la nouvelle attraction. Celle de l’insouciance, une banalité d’être sans plus, à distance du souci. Des sommets jusqu’aux avalanches meurtrières, les terrains apocalyptiques interpellent la chevauchée rétrograde de Mr Obama et le retour expansionniste du maître Poutine. L’animation des guerres se passe de commentaires et les financiers nous parlent de bourses qui plongent, d’économie dans le gris et d’une baisse drastique de la confiance et des intérêts du consommateur.

Les présidents en mal de gérance dans leurs affaires intérieures gesticulent pour justifier la perplexité des allures hégémoniques. Celles de prémunir le rêve américain en évitant la charge de la cavalerie ou de préserver la mémoire vivante des campagnes tsaristes. Tout est dit et il ne reste qu’à taire la pensée constructive pour des spéculations sur l’incontournable insécurité du globe. Rien de moins sûr que de côtoyer un chef qui agit justement et un voisin qui ne vous veut pas du mal. Seraient-ils sous l’influence des cultes de la personnalité sous couvert de défendre même mal le bien et si bien le mal ?!

L’identité perçoit et subit des influences sans aucun doute. Cependant, rien de moins évident que de se construire et de se transformer. Cela exige une rarissime qualité.  Celle d’apprendre à rencontrer de façon responsable ses préjugés pour découvrir sa propre lumière, la générosité. Cependant, bien loin de toute sensibilité humaine, le show permanent des dirigeants des nations  expose la terre aux mises en scènes moches ou suicidaires avec pour spectateurs, des bourreaux et des victimes.

Joe Acoury