Transition énergétique : Le Liban peine à se distinguer au classement mondial
Le Liban est classé 77ème mondialement et huitième parmi les pays arabes dans l’indice de transition énergétique 2025 du Forum économique mondial. Malgré une légère progression par rapport à 2024, il reste loin derrière plusieurs voisins régionaux. Le pays peine particulièrement sur la préparation à la transition énergétique, souffrant d'un déficit d’investissements, de régulations efficaces et de stabilité politique. Le rapport recommande d'améliorer l'environnement réglementaire pour attirer davantage d'investissements et renforcer les infrastructures énergétiques.
Le coup de force de la Banque du Liban : un capital control déguisé...
La Banque du Liban officialise l’interdiction de paiement à partir des comptes en devises ouverts avant novembre 2019. Cette décision, prise plus de six ans après le début de la crise, donne une protection juridique totale aux banques et bloque définitivement les « lollars ». Les déposants restent privés de recours, tandis que le secteur bancaire bénéficie d’un bouclier légal contre les actions en justice. Les critiques dénoncent un capital control déguisé, tardif et unilatéral.
Banque du Liban : injection de 2,6 milliards $ — pari sur des réserves...
La Banque du Liban relève ses plafonds de retrait pour injecter 2,6 milliards $ en devises, puisant dans des réserves nettes déjà déficitaires. Sur les onze milliards affichés, sept appartiennent à l’État ; l’encours réellement disponible se réduit à quatre. L’Association des banques salue un ballon d’oxygène social, mais les économistes redoutent un effet inflationniste et une accentuation du risque systémique avant la reprise des négociations avec le FMI. Cette mesure intervient surtout pour soulager les banques libanaises confrontées à une possible crise de liquidité d'ici février 2026 pour les premiers établissements. Les experts indiquent qu'il s'agit de gagner du temps tout en éviter toute restructuration pour le moment
Santé en crise : la fin du droit aux soins ?
Au Liban, l’effondrement du système de santé prive des milliers de citoyens de tout accès aux soins. Les hôpitaux publics ferment partiellement, les soignants fuient le pays, et les patients doivent payer en dollars pour être soignés. Les régions périphériques sont abandonnées. Face à l’inaction de l’État et à l’absence de financement stable, la santé devient un bien marchand, inaccessible aux plus fragiles. Le droit aux soins n’est plus garanti, même en cas d’urgence.
Dépendance aux importations : quelle marge pour la souveraineté alimentaire ?
Le Liban importe plus de 80 % de sa nourriture, exposant sa population aux chocs logistiques, économiques et géopolitiques. Face aux ruptures d’approvisionnement et à l’inflation, la souveraineté alimentaire refait surface comme enjeu stratégique.
Criminalité en hausse : forte progression des homicides par arme à feu
Le ministère de l’Intérieur rapporte une hausse inquiétante de 17 % des homicides par arme à feu entre janvier et mai 2025. Cette augmentation touche principalement les régions périphériques, où les violences interpersonnelles se multiplient. Le manque de présence sécuritaire, la prolifération des armes illégales et l’effondrement des services publics aggravent la situation. Les forces de sécurité tentent de réagir, mais les réponses structurelles se font encore attendre.
FMI : frustration croissante face au blocage des réformes au Liban
Le Liban fait face à l’impasse dans ses discussions avec le Fonds monétaire international. Malgré des engagements réformateurs, aucune loi n’a été adoptée, suscitant la frustration croissante du FMI. Une mission est prévue à Washington, mais les blocages parlementaires, notamment sous l’influence de l’Association des Banques du Liban, freinent tout progrès. Sans avancées législatives claires, le financement structurel reste hors de portée.
Retour forcé à la livre libanaise : résistance des milieux bancaires et fabrication de...
Alors que le Liban tente de réintroduire la livre dans l’économie, les banques multiplient les obstacles pour éviter de reconnaître leurs pertes massives liées à la conversion des dépôts en dollars. Le refus d’adopter la parité réelle du marché protège leur solvabilité apparente. Cette résistance, appuyée par des campagnes médiatiques influencées, façonne une opinion hostile à toute réforme monétaire. La dédollarisation devient l’enjeu d’un bras de fer entre intérêts financiers et exigences de souveraineté économique.
L’école privée hors d’atteinte : la flambée des frais de scolarité et l’effondrement éducatif...
Les frais de scolarité dans les écoles privées libanaises ont bondi de 50 %, excluant une large partie des classes moyennes et populaires du système éducatif formel. Face à cette hausse, les familles peinent à maintenir la scolarisation de leurs enfants. L’État, absent, ne propose aucun mécanisme de régulation ni aide directe. Le système scolaire se fragmente, avec un enseignement privé devenu inaccessible, un public à bout de souffle, et un accès à l’éducation de plus en plus inégalitaire.
Haïfa sous missiles, Beyrouth sous pression logistique
La paralysie partielle du terminal israélien de Haïfa déclenche une surprime maritime de 400 USD par conteneur et dévie les routes pétrolières via Port-Saïd. Beyrouth, dépendante du transbordement régional, voit ses coûts grimper : blé, carburant, pièces détachées, tout s’alourdit tandis que la livre fléchit. Tripoli n’est pas assez profond, Limassol sature et le dragage d’urgence reste théorique. Le risque logistique se traduit en hausse du pain, du diesel et en ponction accélérée des réserves en devises.
Inflation galopante et effondrement monétaire : une spirale hors de contrôle
L’inflation au Liban a atteint des sommets inédits, avec des prix multipliés jusqu’à 260 depuis 2019 et une dévaluation de la livre libanaise de plus de 58 fois face au dollar. L’effondrement du pouvoir d’achat touche tous les secteurs essentiels, de l’alimentation à l’énergie. En cause : des politiques monétaires incohérentes, une absence de réformes structurelles et l’incapacité de l’État à enrayer la spirale économique. Le pays glisse vers une précarité généralisée.
Crise énergétique imminente : l’arrêt des flux régionaux fragilise l’approvisionnement libanais
L’arrêt des champs gaziers israéliens entraîne une rupture des exportations vers l’Égypte, perturbant tout l’approvisionnement régional. Le Liban, indirectement dépendant, fait face à une baisse imminente de production électrique. Les générateurs privés deviennent essentiels mais ruineux, aggravant les inégalités. Les hôpitaux, les réseaux d’eau et les entreprises sont en tension. Cette crise énergétique révèle les failles structurelles du pays et expose une population déjà fragilisée à un nouveau choc aux conséquences sociales majeures.
Importations en péril : le risque systémique pour l’économie libanaise en cas de guerre...
La guerre entre Israël et l’Iran compromet les routes commerciales vitales pour le Liban. Dépendant des importations pour ses produits essentiels, le pays fait face à des hausses de prix, des ruptures de stocks, des ralentissements de production et une pression monétaire intense. Le secteur énergétique, les PME et les importateurs sont les plus exposés, tandis que les consommateurs redoutent une nouvelle vague de pénuries. L’économie libanaise, fragilisée, vacille à chaque tension régionale prolongée.
Le dollar à 89 500 livres : chronique d’une dévaluation annoncée
Le taux du dollar dépasse les 89 000 livres au Liban en juin 2025, aggravant la crise monétaire. La Banque du Liban laisse flotter le taux de change tandis que les salaires stagnent et que les paiements en dollars s’imposent dans tous les secteurs. La dévaluation appauvrit la population, renforce la dollarisation et accentue les inégalités sociales. Face à l’inaction de l’État, la défiance s’installe durablement dans l’économie et les comportements financiers.




















