Une polémique au sujet de l’origine des déchets qui ont souillé les plages des régions du Metn et du Kesrouan a débuté entre le Conseil de la Reconstruction et les ONG.

Le CDR indique en effet que les ordures présentes sur les plages ne proviennes pas de la décharge provisoire de Bourj Hammoud, au nord de la capitale, accusant par ailleurs, des municipalités d’avoir créer des lieux de stockage sauvages en date de 2015 des ordures à l’origine de cette pollution. Ces ordures auraient ensuite atteint les côtes libanaises à la faveur de la crue du fleuve de Nahr Kalb.
Le Conseil de Reconstruction et de Développement indique par ailleurs que la décharge de Bourj Hammoud, opérée par Khoury Contracting est protégée par une barrière de ciment.

Ce communiqué du CDR a provoqué un vif tollé auprès des observateurs et des ONG locales qui ont rapidement publié des photos et des vidéos des ordures de la décharge de Bourj Hammoud jetés par des pelleteuses dans la mer.

Pour rappel, la décharge de Bourj Hammoud, initialement fermée en 1994 suite à la signature par le Liban des accords de Barcelone interdisant la mise en place de décharges au bord du littoral a été réouverte en 2015 par une décision du gouvernement libanais du Premier Ministre d’alors, Tamam Salam, suite à la fermeture de la décharge de Naameh. Il s’agissait de trouver une solution provisoire en attendant la mise en place de procédures de traitement de ces ordures dans les mois qui venaient.

2 ans après, on est toujours dans l’attente de la mise en place d’un tel plan alors que se multiplient les études faisant état d’une augmentation des risques sanitaires notamment lors du rejet de toxines par les incendies qui ravagent les décharges sauvages comme l’a rappelé un rapport du Human Right Watch.

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