Il y a 100 ans exactement, la France et la Grande Bretagne signaient les accords de Sykes Picot, qu’on entend largement aujourd’hui être critiqués à tord ou à raison. Mais l’essentiel est que ces accords ont permis à l’état du Grand Liban de naitre, sinon on n’aurait été qu’une province d’un Royaume Arabe.

De nombreuses infractions ont eu lieu à l’encontre du Liban dans le cadre de ses accords. Les frontières libanaises avec la Palestine telles que dessinées en 1916 nous donnait accès au Lac de Tibériade jusqu’à la ville de Haifa. En 1922, les frontières libanaises avec la Palestine remonteront vers le haut via l’accord Poncet Newcombe. En 1932 enfin, la plaine de Houla sera accordée aux britanniques sans l’accord des autorités libanaises de l’époque.

Les gens parlent, critiquent, causent, souvent sans en connaitre l’essentiel qui est l’aspect historique de la chose et les conséquences actuelles de conflit ont des causes évidemment plus profondes que ce qu’on peut lire ici ou là.

On peut multiplier l’analyse des conséquences des accords de Sykes Picot mais concernant le Liban, l’erreur a été probablement commise après souvent par les libanais eux-même. On peut citer le manque d’homogénéité de la population en terme communautaire, la mise en place d’un système communautaire parce que le système séculier pourtant proposé par les autorités du mandat était refusé sous le prétexte fallacieux d’un refus de l’athéisme comme si l’athéisme a grand chose à voir avec la notion d’état. Il fallait au contraire ne pas mélanger la religion avec l’état.

On peut citer le fait que peut être comme le soulignaient les experts français de l’époque, un petit Liban plus homogène en terme de population, d’origine etc… aurait été préférable à un Grand Liban, mettant déjà en garde contre un conflit civil comme ceux qu’on aura en 1958 ou à partir de 1975 à 1990. On a encore à nouveau entendu ce genre d’arguments durant la guerre civile d’ailleurs de 1975 avec de nombreuses versions de ce “petit Liban” allant parfois de Naqoura à Amchit, de Beyrouth à Halate etc… Il ne convient pas ici de les détailler.

Il nous faut faire une lecture critique de notre Histoire contemporaine, sans empreinte d’un quelconque intérêt, faire violence à nos opinions personnelles et voir que peut-être effectivement, les libanais portent une grande responsabilité dans les évènements qui ont suivi.
Il est également temps de faire son autocritique et de cesser d’encenser ceux qui nous ont conduit ici, à savoir les autorités religieuses dont le patriarche d’alors, le Mufti etc… et les hommes politiques, ces Zaims dont on a toujours les héritiers aujourd’hui qui pensent nous dirigé par le bout du nez. Il ont fait passer leur intérêts déjà à l’époque avant celui de l’intérêt général et d’une vision d’avenir assurée à toutes et à tous au lieu de leur propre vision personnelle. 

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