Ce samedi, nous poursuivons notre tour en chansons, et nous allons découvrir un chant très particulier, qui ne passait pourtant pas avec les variétés françaises sur les ondes de nos radios locales. Il s’agit d’un chant militaire français composé en hommage aux 58 parachutistes français morts dans l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983.

Dans les détails des faits, un attentat au camion piégé avait frappé le Drakkar, un immeuble dans la capitale libanaise le 23 octobre 1983, tuant 58 parachutistes du contingent français de la Force multinationale d’interposition au Liban présente depuis 1981 au Liban sous l’égide de l’ONU, afin d’aider l’Armée libanaise à restaurer l’autorité de son gouvernement. 55 de ces parachutistes appartenaient au 1er Régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers. Le gardien de l’immeuble du Drakkar et sa famille ont également péri dans cet attentat, qui avait suivi une première attaque contre 241 soldats américains. Ces opérations ont été revendiquées par le Mouvement de la révolution islamique libre, puis par l’Organisation du Jihad islamique

En hommage à ces militaires, un chant fut composé par les Parachutistes français, intitulé « Nos anciens du Liban » ou bien « Ceux du Liban ». Nous allons l’écouter, et nous pensons à tous les soldats libanais et étrangers, ainsi qu’à tous les civils libanais, qui sont tombés lors des tristes conflits fratricides au Liban :

Dans la boue, les sillons, sous le ciel gris nous marchons.
Malgré la fatigue et la pluie, malgré la famine et l’ennui.
Nous veillons et nous attendons que pour nous gronde le canon.
Si demain il nous appelait, nous partirions sans un regret.

La France pleure ses enfants, tombés là-bas au Levant
Nous garderons leur souvenir, comme eux nous voulons bien servir.
Nos anciens du Liban, nous précèdent en avant,
Vivant pour la même raison, pour la France nous servirons.

Sous le soleil de plomb brûlant, montaient nos rires et nos chants.
Notre sourire était la paix pour tout ces enfants qui souffraient
Partout des orages d’acier, sur terre se sont déchaînés
Pour que sous un ciel bas et noir, à jamais meurt tout espoir

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Marie-Josée Rizkallah est une artiste libanaise originaire de Deir-el-Qamar. Versée dans le domaine de l’écriture depuis l’enfance, elle est l’auteur de trois recueils de poèmes et possède des écrits dans plusieurs ouvrages collectifs ainsi que dans la presse nationale et internationale. Écrivain bénévole sur le média citoyen Libnanews depuis 2006, dont elle est également cofondatrice, profondément engagée dans la sauvegarde du patrimoine libanais et dans la promotion de l'identité et de l’héritage culturel du Liban, elle a fondé l'association I.C.H.T.A.R. (Identité.Culture.Histoire.Traditions.Arts.Racines) pour le Patrimoine Libanais. Elle défend également des causes nationales qui lui touchent au cœur, loin des équations politiques étriquées. Marie-Josée est également artiste peintre et iconographe de profession, et donne des cours et des conférences sur l'Histoire et la Théologie de l'Icône ainsi que l'Expression artistique. Pour plus de détails, visitez son site: mariejoseerizkallah.com son blog: mjliban.wordpress.com et la page FB d'ICHTAR : https://www.facebook.com/I.C.H.T.A.R.lb/