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Le procureur de la République, le juge Ghassan Oweidat a présenté les premières procédures liées à l’enquête suite à l’explosion de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur du port de Beyrouth.

Selon le communiqué:

Miséricorde et pardon pour les âmes des martyrs, nous souhaitons un prompt rétablissement pour les personnes blessés. 

Le 4 août 2020, la catastrophe de l’explosion du hangar 12 s’est produite au Liban dans le port de Beyrouth. Elle a causé d’énormes dégâts notamment en terme de vies humaines.

Les enquêtes préliminaires ont été menées par tous les services de sécurité sous la supervision du commissaire du gouvernement, le juge Fadi Akiki et sous notre supervision.

19 suspects ont été arrêtés après l’interrogatoire, et les enquêtes se poursuivent toujours sur trois axes:

  • l’axe des causes directes et indirectes de l’explosion,
  • l’axe portant sur la question du navire
  • et l’axe des responsabilités des personnes impliquées.

Il peut diverger que d’autres axes puissent émerger au cours de l’enquête.

Nous avons adopté dans notre approche de la question, un modèle et une approche scientifique se résume à ce qui suit: 

1. l’étude de la scène du crime et des analyses associées avec:

– l’analyse du sol
– l’examen des signaux du Centre national de géophysique de Bahnas concernant la force des ondes de choc 
– l’analyse des sédiments attachés aux corps 
– l’analyse des communications à proximité du port 
– la fourniture d’une image des satellites sur la zone 
– Une étude de terrain des bâtiments environnants et l’utilisation d’équipes de plongeurs étrangers et libanais pour effectuer des recherches et rechercher tout ce qui est lié à l’explosion 
– le contrôle des enregistrements et des données numériques stockés 
– le contrôle des photos, des vidéos et du contenu de vidéosurveillance 
– l’inventaire du contenu du quartier 12 et des images avant la catastrophe 
– l’tilisation de laboratoires locaux et internationaux et de l’expertise dans toutes les sciences médico-légales 
– l’dentification des victimes non identifiées grâce à des tests ADN et d’autres moyens scientifiques approuvés dans le monde entier pour l’identification La victime
et la détermination de l’identité des navires qui étaient ancrés dans le port de Beyrouth, avant et après l’explosion. 

2- Les hypothèses qui conduisent à exclure ou à confirmer la survenue d’un acte terroriste ou approuvé en recourant à certains des moyens suivants: 

– l’interrogation des personnes qui se trouvaient sur le site de l’explosion, ou qui ont eu un rôle dans les circonstances ayant conduit à leurs solutions, et dans notre cas des travailleurs et des personnes présents avant l’explosion . 
Il s’agit des témoins oculaires avant, pendant et après l’explosion et de déterminer le déroulement des actes et leurs séquences. 

– La question de savoir s’il y a des activités maritimes, aériennes ou terrestres qui peuvent résulter d’une action militaire tout au long de la période 2013-2020 et ce qui leur est arrivé, et déterminer les causes et les hypothèses de leur interaction qui ont pu conduire à la catastrophe constatée. 

3- D’étudier les systèmes de sûreté et de sécurité approuvés (SURETE & SECURITE) dans le stockage, le gardiennage, les travaux, le transport et la protection des matières dangereuses et le degré de conformité à leurs conditions.

4- De déterminer ceux qui ont des connaissances, l’autorité, et la capacité de changer le cours de la situation et ainsi déterminer l’identité des personnes responsables de chaque action et des degrés et limites de leurs responsabilités. 

5- de maintenir la confidentialité de l’enquête dans ses différentes étapes. 

6- des conclusions et recommandations initiales à ce jour: 

– Il s’agit de lenvoyer l’affaire devant le parquet militaire et la déférer au Conseil de la magistrature.

– du suivi des enquêtes et émission de mandats d’arrêt aux autorités de sécurité concernées pour déterminer les personnes et les faits liés à l’arrivée du navire au Liban, car la question est liée aux relations internationales, au commerce maritime et à Interpol. 

– du suivi des enquêtes concernant le rôle du pouvoir judiciaire dans cette affaire. 

– Du suivi des enquêtes concernant la détermination des responsabilités des administrateurs, du personnel de sécurité, des ministères concernés et autres, conformément à la règle d’autorité, de commandement, de capacité et de compétence.

– et de diverses autres procédures imposées par le déroulement de l’enquête et révélées en conséquence.

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