Les nouvelles s’enchaînent concernant l’explosion du port de Beyrouth, un jour avant la première commémoration de l’explosion qui a fait plus de 200 morts et 6500 blessés.

Ainsi le barreau de Beyrouth a porté plainte contre la société Savaro Ltd ce lundi à Londres. Ils visent, par cette plainte, à obtenir réparation de cette entreprise pour ne pas avoir pris les mesures suffisantes pour sécuriser les 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium.

Pour rappel, l’entreprise britannique aurait acheté la cargaison de nitrate d’ammonium à une entreprise georgienne en 2013 avant de le revendre à une compagnie mozambicaine, Fabrica de Explosivos de Mozambique (FEM). Savaro pourrait cependant apparaitre comme étant une compagnie fantome agissant pour les comptes de son propriétaire qui n’a pas été pour l’heure officiellement identifié, mais qui, de source médiatique, pourrait être un proche du régime syrien. Il pourrait s’agir de George Haswani et qui pourrait être lié à 2 frères, Imad et Mudalal Khouri, indique-t-on cependant de source médiatique.

Précédemment, suite à une demande du barreau de Beyrouth, Londres avait déjà refusé la liquidation de cette entreprise jusqu’au 11 janvier 2022. Il s’agissait pour Savaro d’éviter à faire face aux conséquences qui pourraient advenir en cas de reconnaissance de sa responsabilité.

Côté enquête, le juge Tarek Bitar redemande la levée de l’immunité d’Abbas Ibrahim

Le juge d’investigation en charge de l’enquête a à nouveau demandé la levée de l’immunité du directeur général de la Sureté Générale, le Général Abbas Ibrahim après que le procureur de la république, le juge Ghassan Oweidat a déclaré ne pas pouvoir s’impliquer dans le dossier et demandant au juge Ghassan Khoury d’intervenir.

Human Rights Watch accuse les dirigeants libanais de négligence criminelle

Après Amnesty International hier, c’est au tour de Human Rights Watch d’accuser les dirigeants libanais de négligence criminelle

L’ONG a identifié de hauts responsables du gouvernement, des douanes, de l’armée et des organismes de sécurité qui étaient au courant de la présence des 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium et de ses dangers, mais n’ont pas pris les mesures nécessaires. Ils soulignent que ces derniers pourraient même avoir pris en compte un possible drame comme celui qui s’est déroulé.

Des proches du Courant du Futur s’en prennent au juge en charge de l’enquête

Par ailleurs, le président de l’ordre de la presse, Aouni Al-Kaaki, propriétaire du journal Al Shark et proche du Courant du Futur, a accusé le juge d’investigation en charge de l’enquête de l’explosion du Port de Beyrouth, d’agir sur un plan politique. Cette information intervient alors que plusieurs proches de l’ancien premier ministre ont été mis en cause dont l’ancien directeur par intérim du port de Beyrouth, Hassan Koreitem mais également l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk, également membre du courant du futur.

Aouni Al-Kaaki considère ainsi qu'”une négligence ne peut pas être un crime parce qu’une négligence n’est pas intentionnelle”, peut être en réponse à une possible mise en question des rôles des anciens premiers ministres et de leurs proches dans le dossier parmi lesquels se trouve Saad Hariri, le dirigeant du Courant du Futur lui-même.

Cette information intervient alors que le juge Bitar a demandé la levée de l’immunité d’un certain nombre de proches de Saad Hariri comme Nouhad Machnouk et du président de la chambre Nabih Berri dont l’ancien ministre des finances Ali Hassan Khalil et des travaux publics Ghazi Zoaiter ainsi que de responsables sécuritaires comme le directeur général de la sûreté générale, le général Abbas Ibrahim.

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