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Cette année, le 4ème  Forum pour le Pétrole et le Gaz organisé par Front Page Communication a présenté une feuille de route afin de mettre le secteur sur les rails, notamment après l’adoption par le gouvernement de deux décrets en janvier 2017.

Tenue sous le patronage et en présence du Premier Ministre, S.E.M. Saad El Hariri, la conférence qui s’est déroulée le 7 mars 2017, s’intitulait « Après l’adoption par le gouvernement des deux décrets jusqu’ici suspendus, quelles sont les grandes axes d’une feuille de route favorisant le développement des secteurs pétrolier et gazier au Liban ? »

Parmi les participants des cinq sessions, figuraient des experts issus de nombreux pays dont S.E.M. Abdullah Bin Hamad Al-Attiyah, président de Abdullah Bin Hamad Al-Attiyah Foundation for Energy and Sustainable Development, ancien Vice Premier Ministre et ministre de l’énergie et de l’industrie du Qatar ; M. Stéphane Michel, Directeur de Total E&P Moyen-Orient ; S.E.M. César Abi Khalil, Ministre de l’Energie et de l’Eau ; S.E.M. Michel Pharaon, Ministre d’Etat à la Planification ; Prof. Dr. Gürkan Kumbaroğlu, président de la Turkish Association for Energy Economics ; Dr. Jean Burrus, Président et PDG de Beicip-Franlab ; M. Matt Drinkwater, Rédacteur en chef de Natural Gas, Power and LNG chez Argus Media ; Dr. Nasser Hoteit, membre du conseil d’administration de la Lebanese Petroleum Administration (LPA) ; Mme Alia Moubayed, experte à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres ; S.E.M. Yassine Jaber, ancien ministre de l’économie et du commerce et membre du parlement libanais ; M. Wissam Chbat, Président de la Lebanese Petroleum Administration (LPA) ; M. Malek Takieddine, président de Al Jad ; Dr. Alain Bifani, Secrétaire permanent et directeur général du Ministère Libanais des Finances ; Mme. Joelle Assouad, Directrice Générale de Equity Capital Markets, chez Crédit Agricole ; M. Jad Melki et Dr. Sami Nasr, économistes et M. Pierre Terzian, président de Pétrostratégies et expert pétrolier.

La majorité des orateurs ont souligné l’importance du développement des secteurs gazier et pétrolier du Liban, en capitalisant sur les expertises des pays voisins et les leçons tirées de la production pétrolière. Pour sa part, S.E.M. Hariri a promis l’adoption par le gouvernement d’une politique énergétique transparente et saine.

De son côté, le Ministre de l’énergie et de l’eau, S.E.M. César Abi Khalil a annoncé que le ministère cherche à mettre en place une feuille de route pour l’électricité, un plan pour l’énergie renouvelable, une stratégie nationale pour le secteur de l’eau et une politique globale pour les secteurs gazier et pétrolier en collaboration avec les ministères et les institutions pertinents pour l’élaboration d’une stratégie globale de ce secteur vital.

S.E.M. Michel Pharaon, Ministre d’Etat à la Planification, a réaffirmé l’importance des secteurs gazier et pétrolier en 2017 et pour les années à venir, d’où la nécessité de prendre les bonnes décisions, d’éviter les erreurs et de laisser de côté toute dissension politique pouvant entraver le progrès comme ce fut le cas par le passé.

Enfin, les participants se sont montrés optimistes sur le cas du gaz à devenir l’énergie du futur malgré la volatilité de ses cours et sa disponibilité sur le marché mondial. Il est à noter que la production du gaz enregistrera une hausse d’environ 50% à l’horizon 2040.

Certains intervenants ont rappelé que la région MENA figure parmi les plus riches en pétrole et en gaz, mais elle a adopté la pire politique de sécurité énergétique, obligeant le Liban à faire plus d’efforts pour sécuriser l’économie nationale.

Au cours de la dernière session animée par Madame Nina Dos Santos, journaliste spécialisée dans le secteur économique chez CNN, le forum a adopté les recommandations suivantes :

  • Le Liban doit respecter l’agenda d’octroiement du permis d’exploitation de ses réserves d’hydrocarbures, sachant que le calendrier prévu est déjà entré en vigueur, et ce afin d’éviter toute incrédibilité auprès des compagnies pétrolières internationales.
  • Avant même que les réserves ne soient extraites, les offres mondiales bon marché donnent au pays la possibilité de préparer son économie à l’exploitation du gaz libanais pour les années à venir, malgré une importation actuelle à court terme.
  • Le Liban doit tisser de bonnes relations avec les investisseurs internationaux et les compagnies privées pour construire l’infrastructure nécessaire au développement des champs pétroliers et gaziers. Il doit également investir dans l’éducation pour former la future main d’œuvre libanaise de ces deux secteurs.
  • Le Liban devrait renforcer la coopération régionale avec les pays voisins riches en hydrocarbures comme l’Egypte et Chypre pour développer un réseau de distribution d’énergie économiquement viable.
  • Ce travail doit être réalisé avec transparence, dans le respect des standards internationaux de la gouvernance d’entreprises ; la richesse créée favoriserait la création d’une croissance inclusive.