La Banque Audi, confrontée à l’augmentation du capital exigée par la Banque du Liban (BDL), aurait entamé des négociations avec la First Abu Dhabi Bank PISC pour la vente de sa filiale égyptienne, indique une dépêche de Moody’s parue ce 30 janvier.

La dépêche indique également que la Banque aurait commencé par accepter les contributions en dollars américains pour augmenter son capital de 10%. Aussi, une assemblée générale extraordinaire des actionnaires devrait avoir lieu le 20 février prochain pour transformer ces contributions en actions.

L’agence de notation note que la vente de la filiale égyptienne et l’augmentation de capital seraient toutes deux positives pour Bank Audi, alors que le Liban est confronté à de graves difficultés fiscales, économiques et financières. Il rappelle aussi que l’augmentation de la solvabilité et de la liquidité de la banque enverrait également un signal positif aux déposants et aux partenaires financiers de la banque.

Cependant, la vente de sa filiale, outre le fait que cela la recentre sur un marché libanais en crise actuellement, a contribué à 9.4% des actifs et à 16.4% des bénéfices du groupe, bénéfices qui pourraient ainsi fondre. Les actifs de Bank Audi Egypt totalisaient ainsi 4,4 milliards de dollars et ses fonds propres totalisaient 427 millions de dollars en septembre 2019.

Concernant les risques actuels auxquels fait face l’établissement, le rapport note:

La Banque Audi s’efforce également de lever jusqu’à 311 millions de dollars de capital auprès de ses actionnaires en réponse à la demande de BdL d’augmenter le capital des actionnaires existants de 10% d’ici la fin de 2019 et de 10% supplémentaires en juin 2020, par rapport aux niveaux CET1 publié fin 2018. Le ratio de fonds propres CET1 de la Banque Audi était de 11,9% en juin 2019, au-dessus de l’exigence réglementaire de 10%, mais aurait sinon diminué en raison d’une augmentation des pondérations de risque sur les euro-obligations souveraines à 150% contre 100% en Septembre 2019, reflétant la note libanaise Caa. Nous nous attendons également à ce que la banque, comme d’autres banques libanaises, consacre ses bénéfices de 2019 aux provisions car les restrictions bancaires sur les liquidités et les transferts à l’étranger, l’inflation plus élevée, la création d’un taux de change parallèle, les pertes d’emplois et les réductions de salaires affecteront négativement la qualité des actifs.

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