Alors qu’une réunion des pays amis du Liban est prévue ce mercredi 11 décembre à Paris, le Ministre des AF français Jean Yves le Drian a appelé à la formation rapide du prochain gouvernement en raison de l’importante crise économique et sociale à laquelle le Liban est actuellement confrontée. Pour rappel, le Pays des Cèdres est sans cabinet depuis la démission du Premier Ministre Saad Hariri, le 29 octobre dernier.

Cette information intervient alors que la crise politique pourrait encore se prolonger après que l’homme d’affaire Samir Khatib ait renoncé à former un gouvernement ce lundi à l’issue d’une réunion avec le Mufti de la République Abdul Latif Deryan, ce dernier ayant montré sa préférence envers Saad Hariri, le premier ministre sortant.

Face à cette situation, le Premier Ministre Saad Hariri avait choisi de démissionner le 29 octobre dernier, suite au blocage durant 3 semaines des principaux axes routiers du Pays.

Les consultations par la Présidence de la République des parlementaires obligatoires selon la constitution libanaise ont été depuis repoussées à maintes reprises, Baabda estimant nécessaire l’accord entre les différents partis libanais concernant l’attribution des portefeuilles ministériels préalablement à la nomination du prochain locataire du Grand Sérail. Elles sont, pour l’heure, toujours prévues pour le 16 décembre prochain.

Aucune nouvelle aide prévue pour l’heure

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Pour l’heure, les autorités libanaises indiquent ne pas s’attendre à une nouvelle aide économique dans l’immédiat en raison de l’absence d’un gouvernement fonctionnel et en dépit de la crise économique actuelle qui sévit au Liban. Cette réunion aurait cependant pour objectif de rappeler le soutien de la communauté internationale au Liban, une fois le prochain cabinet formé.

Pour rappel, d’importantes manifestations se déroulent depuis la nuit du 17 au 18 octobre au Liban. Les manifestants dénoncent une classe politique accusée d’être corrompue et d’avoir mené le Pays des Cèdres à la quasi-faillite économique, avec un endettement public atteignant désormais plus de 154% du PIB, des risques de dévaluations de la livre libanaise avec un taux officieux de la livre libanaise atteignant 2 300LL/USD contre 1 511LL/USD au taux de change officiel, un taux de chômage touchant 30% à 40% de la population active selon certaines estimations en l’absence de statistiques officielles, ainsi qu’une crise monétaire suite à l’absence sur le marché des dollars nécessaires à l’achat de marchandises de première nécessité sur les marchés internationaux.

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