Le Conseil de l’Ordre des Médecins de Beyrouth et de Tripoli ont tous 2 confirmés, au cours d’une conférence de presse conjointe que la grève générale qui aura lieu ce mercredi est maintenue. Il s’agit, rappellent les 2 Présidents, de dénoncer les attaques contre le corps médical dans diverses régions du Liban.

Le Président du conseil de l’ordre des Médecins de Beyrouth Ashraf Abou Sharaf souligne les sacrifices de la profession “s’exposant à des risques pour remplir leur mission humanitaire et professionnelle et ainsi sauver les malades.

Ainsi, il souligne que la “récente pandémie de Corona a témoigné de leur courage et de leurs sacrifices, car nombre d’entre eux sont tombés malades au Liban et à l’étranger alors qu’ils s’acquittaient de leur devoir humanitaire.”

Sharaf Abou Sharaf dénonce les récentes violences faites à l’encontre du corps médical.

Au cours des derniers mois, les attaques contre le corps médical se sont poursuivies et ont eu lieux dans différentes régions, de Zahle et Hermel à Akkar et Tripoli, en passant par Nabatiyeh et Rayak.
Ce phénomène s’est répété pour les médecins et leurs assistants dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles.
Il a atteint le point de subir des coups et la violence, à menacer leur sécurité et leur sûreté, et à se refléter sur les conditions psychologiques et sociales de leurs familles.

Il poursuit, indiquant que le service juridique du syndicat médical de Beyrouth avait préparé une proposition de loi visant à protéger les médecins et leurs assistants contre ces actes. Il s’agit de punir plus sévèrement les auteurs de ces attaques, auteurs qui pourraient alors être arrêtés, avant d’appeler les parlementaires à adopter ce projet de loi le plus rapidement.

Par ailleurs, Ashraf Abou Sharaf rappelle que

  • Premièrement: Le Syndicat condamne fermement toute attaque contre des médecins, des individus ou des membres de comités médicaux dans les hôpitaux où le syndicat représente ou tout autre membre du corps médical.
  • Deuxièmement: le syndicat considère chaque attaque contre un médecin dans l’exercice de ses fonctions professionnelles dirigée contre le syndicat lui-même et contre tous ses affiliés, et a l’intention de prendre immédiatement le caractère de poursuites personnelles contre tous les auteurs et instigateurs et contre tous ceux qui, selon l’enquête, sont impliqués dans ces attaques. 
  • Troisièmement: Le Syndicat des médecins demande aux autorités judiciaires et de sécurité de poursuivre, d’arrêter et de renvoyer les agresseurs devant les tribunaux compétents, et de leur infliger les sanctions les plus sévères afin de préserver la justice et les droits, la sécurité et la dignité des médecins. 
  • Quatrièmement: le syndicat s’adresse aux services de sécurité compétents pour prendre les mesures de protection nécessaires afin de garantir les conditions de travail normales du médecin et appelle les magistrats au plus haut niveau, en particulier le distingué procureur général, Ghassan Oweidat, à accorder à la question l’importance qu’elle mérite et à superviser personnellement les enquêtes en cours.
  • Cinquièmement: Le syndicat est soucieux de clarifier à l’opinion publique libanaise la gravité des attaques auxquelles sont soumis les médecins, ce qui menace non seulement leur sécurité mais aussi la santé et la sécurité des patients. 
  • Sixièmement: l’Association médicale remercie les différents médias qui ont fait la lumière sur ces incidents et attaques, et les invite à intensifier leur coopération pour sensibiliser les citoyens à la gravité de la situation et à ses conséquences négatives si elle continue de cette manière, tout comme elle l’a fait avec la pandémie de Corona, à laquelle les médias et leurs moyens ont largement contribué et contribué. Plan réussi pour le contrer. 
  • Septièmement: L’Association médicale appelle tous les collègues qui lui sont affiliés à cesser de travailler dans toutes les cliniques et hôpitaux, et dans toutes les régions libanaises, demain mercredi 10/6/2020, sauf pour les cas d’urgence. 

Sélim Abi Saleh: le système de santé est incapable de résoudre les problèmes relationnels entre patient, administration et médecin

Prenant ensuite la parole, le Président du Conseil de l’Ordre de Tripoli Sélim Abi Saleh a également dénoncé la violence, estimant par ailleurs que la cause de ces violences réside dans un système de santé incapable au fil des années de résoudre le problème de la relation entre le médecin d’une part et le patient et les garants et l’administration de l’hôpital d’autre part.

Il appelle par conséquent à un dialogue pour protéger le secteur médical, afin de fournir les meilleurs soins de santé au patient, rappelant qu’il s’agit d’un droit fondamental des citoyens stipulé dans la Charte des droits de l’homme et des lois Libanaises

Il appelle également à l’adoption du projet de loi dès que possible pour protéger le personnel médical et punir les agresseurs des médecins et du personnel de santé.

Sélim Abi Saleh également rappelé qu’en aucun cas, un médecin ne peut être arrêté ou subir des poursuites pénales sans la permission de Conseil de l’Ordre des médecins. Il indique également que les erreurs médicales peuvent mener à des poursuites civiles.

Concernant le dossier financier, le président du Conseil de l’Ordre de Tripoli appelle à la séparation des honoraires des honoraires des médecins dans toutes leurs spécialités qui seront directement versées aux médecinx par les autorités garantes dans un délai n’excédant pas trois. Actuellement, ces honoraires sont versées aux hôpitaux et examinés par le comité médical.

Enfin, il indique le médecin est libre de déterminer ses honoraires en accord avec le patient pour refléter la dégradation actuelle du niveau de vie tout en fournissant une couverture médicale.

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