Dans une déclaration publiée l’issue d’une réunion du bloc parlementaire du Courant du Futur présidée par l’ancien premier ministre Saad Hariri, le Courant du Futur dénonce les incidents à caractère sectaire qui ont eu lieu ce samedi

Cette déclaration lue par le député Sami Fatfat, souligne que le bloc parlementaire du CDF “exprime sa ferme condamnation de ces comportements” qui ont alors eu lieu, et remercie Dar el Fatwa, le Mufti de la République Abdel Latif Derian ainsi que le Conseil Islamique Suprême chiite pour leurs dénonciations de ces mêmes actes.

“La date du 6 juin 2020 n’est pas la même que celle du 17 octobre 2019. C’est plutôt un jour noir qui sort des valeurs et des objectifs de la révolution pour atterrir aux portes de la discorde. “

Le CDF dénonce le “niveau élevé de congestion mutuelle dans les arènes politiques, sectaires et religieuses”.

Le Courant du Futur indique avoir oeuvré pour épargner le Liban des répercussions de ces incidents et souligne qu’il faut coopérer avec le Hezbollah, sans reculer sur les questions controversées, allusion aux armes du mouvement chiite.

Nous avons donné la priorité à la protection de la stabilité intérieure et à la protection de notre peuple, de nos partisans et de notre environnement politique contre les horreurs des conflits.
Nous avons ouvert une brèche dans un mur constitutionnel bloqué qui a fermé le pays à un sort inconnu. Il s’agissait plutôt de prévenir un conflit entre les deux principales composantes de l’équation nationale, les sectes sunnite et chiite.
Néanmoins, le fait de lier le conflit, puis le règlement présidentiel, a suscité la colère de nombreux partisans du mouvement du futur et sunnites, qui voient l’expansion iranienne dans les sociétés arabes comme un danger pour leur rôle dans leur patrie. Leur ingérence menacent la paix nationale. “

Le communiqué estime que la colère sunnite a pour origine “l’assassinat du président martyr Rafic Hariri jusqu’au début de la guerre en Syrie et les violations des exigences de la réconciliation nationale et des règles de participation”.

Le CDF estime qu’il continuera de protéger les accords de Taëf et à lutte contre “les vagues sectaires et populistes”, indiquant que “l’école du Premier ministre martyr Rafik Hariri est une école de modération, de dialogue et de coexistence”.

Abordant le volet économique, le Courant du Futur estime que l’action des autorités actuelles reste toujours confuse, notamment sur le dossier des pertes de la Banque du Liban.

La dernière réunion financière à Baabda a abouti à deux positions contradictoires.
La première dit que les deux parties ont convenu que les chiffres mentionnés dans le plan de réforme financière du gouvernement sont une base valable pour poursuivre les négociations avec Le Fonds monétaire international et en même temps les médias ont rapporté que ces chiffres sont ajustables.

Cette contradiction, indique le bloc parlementaire ne fait “que conduire à une plus grande perte de confiance dans l’État, le gouvernement et le secteur bancaire”.

Enfin, les parlementaires du CDF ont estimé que les prochaines nominations administratives notamment au sein du système judiciaire visent à mettre la main sur ce contre-pouvoir et à l’utiliser à des fins politiques.

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