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Un expert des Nations unies, Michael Fakhri, rapporteur spécial pour le droit à l’accès à la nourriture, a estimé par un communiqué que la population libanaise pourrait être menacée par la famine. Ils appellent par conséquence la communauté internationale à renforcer son assistance au Liban suite à la catastrophe du port de Beyrouth.

Il faisait ainsi allusion à l’explosion du 4 août 2020 qui a ravagé non seulement le port mais également une partie de la capitale libanaise. Cependant, le port de Beyrouth reste la principale porte d’accès pour les produits de première nécessité rendant plus difficile l’importation de ces marchandises. Durant l’explosion, les silos à blé qui servaient à stocker 75 % du stock local ont été détruits. Cependant, au moment de l’incident, les silos ne contenait que 15 000 tonnes de céréales. Sans soutien externe, le pays des cèdres pourrait ainsi connaître une pénurie de farine d’ici la mi septembre selon les Nations unies.

Michael Fakhri rappelle que le Liban importe 85 % de ses besoins alimentaires et que le port de Beyrouth permettait d’en importer 70 %.

Ainsi, de plus en plus de personnes seraient forcées à faire des compromis quant à la nourriture qu’ils achètent. Certains vont même jusqu’à ne plus se nourrir pendant quelques jours. Il appelle par conséquence la communauté internationale à aider à reconstruire le système de distribution et le système agricole du pays des cèdres.

Par ailleurs, la population libanaise est également impactée par le refus de la classe politique à mener les réformes nécessaires afin d’obtenir le déblocage de l’aide internationale visant à relancer l’économie locale. Plus de 55 % de la population vivrait déjà sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de six dollars par mois, reconnaissait il y a quelques mois le ministre aujourd’hui démissionnaire de l’industrie Imad Hobbalah.

Cette information intervient alors que, selon les dernières statistiques rendues publiques, le taux d’inflation de juillet 2019 à juillet 2020 est de 112 %, principalement induit par la dégradation de la valeur de la livre libanaise face au dollar. Ainsi, entre l’été 2019 et 2020, plusieurs taux de change sont apparus: un taux de change officiel à 1507. 5 LL/USD, un taux de change du marché à 3900 LL/USD, et enfin un taux de change marché noir où le cours de la monnaie locale face au billet vert fluctue, jusqu’à dépasser, il y a un mois à peine, le seuil symbolique des 9000 livres LL/USD.

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