Les Banques libanaises ont confirmé la poursuite de la grève entamée ce lundi et qui devait à l’origine s’achever ce jeudi. Par un communiqué publié hier soir par l’Association des Banques du Liban, celles-ci estiment que les conditions de sécurité de leurs employés et clients n’est pas pour l’heure assurée.

Cette information intervient alors qu’une rumeur circulait hier d’une demande du ministre de l’intérieur sortant Bassam Mawlawi à ce que le mouvement de grève se poursuive. celui-ci aurait toutefois nié avoir formulé une telle demande à l’ABL. De source sécuritaire, on indique qu’il est tout simplement impossible aujourd’hui de sécuriser les agences bancaires, d’autant plus que de nombreux membres des forces de sécurité elles-même ou encore de l’armée libanaise sont également d’autant de déposants en colère face à la dégradation des conditions sociales et économiques subite depuis maintenant 3 ans.

Le ministre a depuis appelé d’une manière vaine et officielle les banques à ouvrir leurs rideaux.

Pour rappel, la semaine dernière, plusieurs prises d’otages effectués par des déposants en colère ont amené les banques libanaises à devoir permettre le retrait de fonds gelés depuis l’instauration illégal d’un contrôle des capitaux en novembre 2019.

Par ailleurs, le juge Charbel Abu Samra a pris la décision de faire libérer sous caution de 5 millions de livres libanaises les 2 activistes Abdul Rahman Zakaria et Muhammad Rostom qui avaient aidé Sali Hafiz à obtenir les sommes nécessaires au traitement de sa soeur touchée par un cancer suite au refus de la BLOM Bank de permettre le versement de ces fonds.

Pour l’heure cependant, Abdel Rahman Zakaria reste sous les barreaux en étant transféré devant le tribunal militaire pour d’autres faits qui lui sont reprochés.

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