Les larmes de crocodile de nos politiques à Barcelone

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Capture d'écran d'une vidéo de propagande de Daesh. Crédit DR
Capture d'écran d'une vidéo de propagande de Daesh. Crédit DR

L’attentat de Barcelone, 13 morts, une centaine de blessés dont 26 ressortissants français, et revendiqué par le groupe terroriste Daesh, rappelle le pouvoir de nuisance de cette organisation.

Nul besoin d’engins explosifs artisanaux ou sophistiqués mais d’un simple véhicule pour commettre l’irréparable. Il ne s’agit pas non plus d’un schéma “traditionnel” d’une organisation terroriste ou on appartient à celle-ci mais d’une organisation terroriste auquel on se réfère, d’ou la possible constitution d’une 5ème colonne beaucoup plus difficile à combattre et ou les amalgames sont faciles à faire et difficiles à combattre. Il s’agit aussi d’instituer en Europe, en France, en Allemagne, en Angleterre ou en Espagne, un état de terreur auprès de la population visant des zones touristiques cosmopolites.

Le message est bien là, non pas que les espagnols seulement sont visés à Barcelone, ou que les français sont visés sur les Champs Elysées, mais que le Monde entier est visé quelle que soit sa nationalité, sa religion et sa couleur. En quelque sorte, Daesh agit comme un branding, avec des franchises locales et les institutions actuelles sont mal aisées à combattre ce genre de terrorisme.

Le combat contre ce type d’organisations provoquant des actes de terreur doit être repensé. S’agit-il d’un terrorisme religieux? Nulle doute. Peut-on le combattre par la modération ou par la déradicalisation? Non, les expériences proposées de déradicalition ont échoué vu que nulle personne va se prétendre passer à l’acte en disant “coucou, je suis un radical islamique salafiste ou takfiriste et je vais commettre un attentat” pour se voir proposer de suivre un stage – et encore en France, ils proposaient ces stages dans des châteaux -.

Il faut certes combattre à la source, au niveau des idéologies et des idéologues pour les liquider, il faut combattre au sol, sur le territoire de Daesh, mais il faut aussi combattre sur nos sols, en renforçant les moyens humains pour détecter ces personnes – loups solitaires, schizophrènes, personnes mentalement déficientes, quelque soit la terminologie adoptée par les autorités politiques par une certaine pudeur mal placée pour ne pas désigner un problème d’une communauté religieuse au prétexte de ne pas l’ostratiser – au lieu de limiter les moyens humains et matériels comme en France avec une diminution du budget militaire de 1 milliards d’euros décidé par le gouvernement.

Il convient d’accorder tous les moyens nécessaires à nos structures sécuritaires, y compris dans un cadre législatif pour prévenir de tels incidents par l’arrêt avant l’acte et la prévention avant l’acte et non d’attendre que ces personnes passent à l’acte pour finalement les arrêter. Il n’y a pas de délit d’expression d’opinion personnelle mais les autorités sont coupables d’un déni de prévention d’actes terroristes et ainsi coupables de complicité involontaire quand une personne fait l’apologie de ces mouvements terroristes. On ne peut que douter que ces terroristes wannabe discutent eux des droits d’Homme, de l’aspect éthique ou moral d’une attaque de masse visant des populations civiles. Il y a donc une politique de prévention d’actes terroristes à venir par ces mêmes personnes à formuler sans pour autant s’encombrer de considérations qui ne sont pas les leurs. 

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Expert économique, François el Bacha est l'un des membres fondateurs de Libnanews.com. Il a notamment travaillé pour des projets multiples, allant du secteur bancaire aux problèmes socio-économiques et plus spécifiquement en terme de diversité au sein des entreprises.