La Troisieme Voix Pour Le Liban

La situation est grave, très grave, mais jamais désespérée quand il y a de l’espoir et de la bonne volonté accompagnée par du bon sens.
La situation est grave, mais ce n’est pas une raison de tomber dans les pièges qu’on nous tend et de porter des œillères quand il faut avoir un regard éveillé.
Les pièges qu’on nous tend ? Nous diviser pour mieux nous contrôler. Susciter en nous des réactions primaires en soutenant un camp contre l’autre. Réveiller des sentiments claniques. Nous faire croire que le danger est imminent et irréversible. Nous obliger à nous positionner. Faire en sorte de dénigrer notre Etat et ses institutions, dont l’Armée est la première victime. Etc… Etc…

Il y a certainement plusieurs enjeux dans notre région dont la plupart nous dépasse et dépasse même les commanditaires premiers, autant que la situation évolue vite et d’une façon non maîtrisée. En effet, il y aurait d’abord des intérêts pétroliers et gaziers traduits par des pipelines et des gazoducs qui devaient passer la Syrie vers l’occident pour concurrencer ceux qui doivent aller de Russie vers ce même occident. La Syrie a refusé. Il y aurait ensuite un axe chiite, Iran-Syrie alaouite-Hezbollah, qui est un danger pour Israël et les sunnites en général. Ces deux principales raisons ont poussé l’occident et les pays du pétrodollar à déstabiliser la Syrie pour privilégier le cheminement du pétrole et du gaz au détriment de celui de la Russie et en même temps casser l’axe chiite. (Analyse suscitée par Aymeric Chauprade pour le volet énergie).

Par ailleurs, il est de notoriété publique que le Hezbollah est financé et armé par l’Iran et prend ces ordres du pays des Perses dont les pères doivent se retourner dans leurs tombes.
De même que l’autre camp est financé par l’Arabie Saoudite, le Qatar et même le Koweit et au tour de Bachir Gemayel et de Gebran Tueini de se retourner dans leurs tombes.

Deux choix se présentent donc aux libanais:
1- faire ce que nous avons toujours su faire, se diviser, se déchirer, soutenir un camp contre l’autre, permettre à ce que la guerre franchissent nos frontières et revivre le calvaire que nous avons vécu durant 15 ans de guerre et 15 ans de quasi-guerre.
2- faire ce que nous aurions dû toujours faire, refuser la fatalité, pousser les différentes communautés à se tendre les mains les unes envers les autres, mettre en avant notre « Libanité » par rapport à tout autre critère, désobéir à nos chefs corrompus et vendus, descendre à 4 millions dans la rue, prôner une neutralité par rapport aux événements extérieurs, soutenir notre Etat et notre Armée…
Notre génération ne sera certainement pas en mesure de suivre ces recommandations, qui valent ce qu’elles valent, je ne prétends pas détenir la Vérité, mais si les générations futures ne les suivaient pas, nos petits-enfants ne connaîtront jamais le Liban que nous voulons leur léguer. Un Liban riche de nos diversités, riche de notre tissu social, un Liban Uni, Indépendant, Libre, Souverain et sans aucune allégeance extérieure.

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Par Serge Schoulika
Président
www.la-troisieme-voix-pour-le-liban.org
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