Le Liban dans une économie de guerre prolongée
Au Liban, la guerre ne détruit plus seulement des routes, des ponts ou des maisons. Elle reprogramme toute l’économie autour de l’urgence, du court terme et de la survie. Aides d’urgence, investissements gelés, retours partiels et finances publiques exsangues dessinent désormais une véritable économie de guerre prolongée dans le pays.
Liban : le bilan grimpe malgré le cessez-le-feu
Le nouveau rapport quotidien libanais diffusé le 22 avril à 17 heures montre une crise toujours massive malgré le cessez-le-feu en cours. Le pays compte encore 642 centres d’hébergement ouverts, 121 126 déplacés dans des abris collectifs, 31 523 familles déplacées, 2 475 morts et 7 696 blessés. À quelques jours de l’expiration de la trêve de dix jours négociée sous médiation américaine, Beyrouth demande déjà sa prolongation, ainsi que l’arrêt des frappes, des démolitions et des violations qu’il impute à Israël dans le sud du pays.
Au Liban-Sud, l’alerte autour de deux journalistes
À Tiri, au sud du Liban, deux journalistes, Amal Khalil et Zainab Farj, se sont retrouvées bloquées sous les frappes israéliennes. Le gouvernement affirme que la Croix-Rouge et l’armée libanaise ne pouvaient pas les atteindre librement. L’incident relance la question de la protection des médias sur le front sud libanais.





